DOTE RUES
l'émission n’a pas été faite. Elle ne saurait, du reste, être effectuée maintenant, la circulation des billets français étant bien assise dans le pays et répondant à
tous les besoins. Elle aurait eu un avantage appré-
ciable pour le budget de la Colonie, en mobilisant les fonds de la caisse de réserve d’après leur valeur d'achat, alors que leur réalisation au cours de bourse entraînera une grosse perte. Mais la réserve gardée par l'Administration locale dans cette circonstance a évité toute perturbation des échanges et toute inquiétude dans l'esprit des indigènes. En outre, ces bons
auraient pu gêner l'installation d’une Banque d’émis-
sion spéciale à Madagascar ; le nouvel établissement aurait dû les rembourser et diminuer ainsi dès le début sa circulation productive. La question de créa-
tion d’un billet local reste donc entière et nous la
retrouverons en examinant le projet d'institution d'une Banque d'émission.
$ 4 — Timbres-Monnaie |
Nous venons de voir que la guerre a amené la thésaurisation et le retrait de la plupart des écus, mais que ces pièces de 5 fr étaient remplacées sans difficulté par les billets de même valeur de la Banque de France.
Pour la monnaie divisionnaire déjà insuffisante en 191%, la question devint très délicate dès 1916. Les pièces de O0 fr. 50 qui restaient en cireulation étaient particulièrement usées, les pièces de 1 fr. se cachaient de plus en plus. L’Administration locale qui ne pouvait espérer aucun envoi sérieux de la Métropole s’eflorça d'intensifier la circulation de la monnaie blanche restante. Presque tout le stock disponible dans les caisses publiques fut échangé pour un maxi-
an