‹ La Circulation MonétaireChapitre 46 sur 64 · INDUSTRIES · texte numérisé non relu

INDUSTRIES

Cie Occidentale de Madagascar...

Cie Coloniale de Madagascar... ...

Cie Foncière.et Minière. ...1..:...

(x} Energie industrielles." Ain

Messageries Françaises de Mada- PASCALE CAN RE rit RUES Société du Warf de Tamatave.....

Société des Magasins Généraux et PDLTE POSE PACE AAA Cie des Transports et Remorquage.

Société des Graphites et de l'Anka- LENS RSA EL PP ALLIE 8 ere en DE (traphites Maskar. Peer Mines de Graphite de Manampotsy:

Planche et Gallois, ete een

Nombre des Agences

Tananarive

Majunga

Tamatave Tananarive id.

Tananarive id.

‘Ft Dauphin

Côte-Est

Electricité, Eaux

Tananarive

Pangalanes

Tamatave Majunga

Le 6 Tananarive

Siège Social

Marseille Lyon

Paris Paris Paris Lille

Albi

Marseille

Paris

Marseille

Marseille , RATISUS Chambéry Paris

Rouen Salonique New-York Londres Glarus Suisse Londres

Paris Paris Lyon Paris

Paris Paris Paris Paris Paris

Paris

Paris

Paris

Villefranche/s Saône

TABLEAU 10 (suite) Sociétés ou Maisons Capital Nombre Siège Social

| des Agences Mines d’or de l’Audavakoera .. 3.000.000 | Diégo-Suarez | Paris MiorpdeatELvonnaist ie PR. | 1.100.000 | Tananarive |Lyon . Mines d’Or de Sihanaka... ........ 750.000 Paris Mines d'Or de Betsiriry........:.. 170.000 | Morondova | Paris

bn Matane PRET En à 50.000 Bordeaux

Société Nantaise des Mines de Ma-

HARASCLE ANSE SRE RS 250.000 | Antsirabe |Nantes Société des Iles Malgaches guano. 250.000 Nossi-Bé Paris Madagascar Oil Develop' C’...... 50.000 | Ankavandra | Londres

AGRICULTURE, FOoRÊTs

ET INDUSTRIES DÉRIVÉES Cie Agricole et Industrielle de Ma-

AAA SCALE AM 15.000.000 Marseille L’Agricole de Madagascar... 1.000.000 Nossi-Bé Paris -Cie Nosyhbéenne d’ Industries Agri-

CES LOS RE LT SL Am at EnS . 800.000 | Nossi-Bé Cie Agricole et Sucrière de Nossy-Bé| 1.600.000 id. Paris Cie Sambiranaise (La Motte Saint- |

Piérre cet Arr Es 400.000 | ” id. Paris LGrandel Heroes An EAST Bordeaux Cie Générale Franco-Malgache....| 4.000.000 |: Analalava | Paris Cie Française du Coton Colonial... Nossi-Bé Paris Société Agricole du Sambirano.. 450.000 Paris Cie pour le développement Agricul- ‘4

ture ét Plevagert AR TRUE. 2,000.000 | Boanamary |Paris Cie Foncière de la Côte Ouest... 150.000 id. Paris Cie Générale Frigorifique.........| 5.000.000 id. Paris Société Industrielle et Commerciale

de L'EMREDO RER MEET AP | 2.100.000 | Tananarive | Marseille

Scama ‘Conserves alimentaires)... 300.000 | Diégo-Suarez | Marseille Société Rochefortaise de Produits A enr AE RULSIC AN ee 2.800.000 | Tamatave |Paris Cie Générale des Produits Alimen- |

AIT OR.) SR RU een MATE De au 500.000 | Diégo-Suarez | Paris (x) Arsène Saupiquet (Conserves). | 6.000.000 | Antsirabe Nantes Société Coloniale Bordelaise de Ma-|,

das as CALE RER EN ee 315.000 Bordeaux Société Nantaise de Culture Colo- |

EAN AE LISA EH ER US ie PAG 260.000 | Mananjary | Nantes

-(x) Etablissement Antoine Chiris..| 20.000.000 Comores Paris Société Anonyme de la Grande Co-

TOC FAN SA 1. 135.000 Paris Maurice Simon (Vauille). ......... F4 Paris Société Coloniale de Bambao...... 960.000 Paris Société des Plantations d’Anjouan.. 500.000 | Paris Société Civile de Fomboni.. ....... 300.000 Paris

(x) Les maisons précédées du signe x ne limitent pas leur activité à Madagascar,

ie

activité à la fois dans ces trois branches et constituent un tout économique qui peut, suivant les variations du marché, développer telle ou telle partie de ses aptitudes. Cette absence de spécialisation étroite est. indispensable à Madagascar où les exportations de certains gros produits ont une allure spasmodique ; avant 1902, tout le monde s’occupait de l’exportation des bœufs vivants en Afrique du Sud, puis on s’est engoué pour l'or, pendant la guerre pour le graphite et les conserves, actuellement pour le manioc, le riz et la canne à sucre. Comme exemple de celte souplesse d'adaptation, nous citerons la Compagnie Occidentale : fondée pour exploiter des mines d’or, élle tend à délaisser ce but pour établir des comptoirs commerciaux, assurer un service de batellerie, mettre en culture des rizières. De même la Société de l'Emyrne qui se proposait de fabriquer des conserves, arrête .cetle exploitation en temps de crise, fait de l'importation de tous produits et surtout de matériaux de construction et de tissus ; elle ‘cultive un vaste domaine en’ pommes de terre, haricots, etc.., exploite une forêt et fait de la prospection d'or.

Or, toute l’activité des Sociétés est généralement dirigée de France, exécutée avec des capitaux métropolitains et les bé néfices sont en majeure partie distribués par le siège social. Celui-ci effectue directement les achats et les ventes en France tandis que les Agences locales expédient ou reçoivent les produits sans mouvement appréciable de numéraire : tout se règle par des mouvements d'écriturés dans la comptabilité du siège social, très fréquemment sans qu’une traite soit tirée ou que les Banques aient à intervenir. Bien plus, certaines maisons comme la Compagnie Marseillaise et la Compagnie Lyonnaise font même

des opérations de commission, d’encaissement, d'achat ou de crédit pour des commerçants en relations d'’affaires avec elles, et, dans leurs écritures, elles compensent les crédits et les débits qui en résultent, diminuant ainsi le chiffre des opérations qui seraient revenues normalement aux Banques.

Nous avons déjà vu en étudiant les importations de capitaux métropolitains que, dans le rapport sur la mise en valeur des colonies, le total de l'actif des seules entreprises constituées en sociétés s'élevait à Madagascar à 133 millions 169 mille francs pour 51 sociétés.

Ces grandes Sociétés métropolitaines sont généralement prospères ct certaines ont leurs actions cotées en bourse. Le marché financier ne peut que constater leur bonne tenue, réserve faite toutefois pour les mines d'or, qui ont donné lieu en 1905-1908 à de fâcheuses spéculations qui ont malheureusement laissé une impression générale de défiance à l'égard de Madagascar. La plupart des entreprises sont susceptibles d'un important développement et ont de grosses réserves de terrains, de bâtiments et de concessions foncières, forestières ou minières. Elles doivent, pour cette extension, faire encore appel à de nouveaux capitaux métropolitains et susciter la formation de nouveaux groupements financiers. Elles trouvent aisément parmi les colons fixés à Madagascar et même parmi les indigènes évolués des auxiliaires précieux et même des associés et des prêteurs.

Nous estimons que des sociétés purement locales se constitueront en nombre croissant et deviendront une concurrence sérieuse pour les grandes Maisons métropolitaines qui ont des frais de gestion et de personnel très élevés.

ès —— 10

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