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transactions se concluent vite. Doté du produit de
ses ventes le paysan achète aux marchands et artisans
ambulants les produits rustiques de l’industrie locale
et surtout {es produits fabriqués en Europe, les cotonnades, l'outillage, la bimbeloterie. Ou bien il se rend chez les commerçants des centres voisins pour acheter
des nroduits fabriqués, des tissus, des souliers, des ombrelles, débuts du luxe vestimentaire européen.
Ainsil'habitantdes plateaux, très malléable, améliore
rapidement sa production et ses conditions d'existence,
Ce développement économique êt social se produit à mesure que lès moyens de communication pénètrent le pays et permettent le transport à des taux raisonnables des produits locaux ; grâce aux routes et aux voies ferrées ces 1.200.000 indigènes s'enrichiront et s’adapteront à notre civilisation et on peut estimer qu'après l'exécution du plan de travaux publics envisagés ces populations atteindront, d’ici une quinzaine d'années, le niveau d’existence de la masse indigène de l'Afrique du Nord et du Levant. :
Enfin, au 3° stade nous trouvons, dans les villes et dans les zones de colonisation européenne existant
autour des ports et sur les côtes Est et Nord-Ouest, des centres de transaction économique complètement
évolués et identiques à nos marchés de France. Ils sont constitués par les éléments européens et assimilés qui ont immigré et par les éléments indigènes évolués, qui leur sontassimilables au point de vue économique.
Alors qu’en 1896 on comptait seulement 1.700 français, 790 européens et 850 asiatiques, le total des européens et assimilés atteignait 16.000 dès 1905. Le recensement de 1921 a décompté 17.000 français (dont près de la moitié est originaire de la Réunion) 2.559 étrangers blancs et 8.135 asiatiques et africains. Ces
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