CONSÉQUENCES DES OBLITÉRATIONS VASCULAIRES
La rareté des hémoptysies. — A première vue, les oblitérations vasculaires sont un moyen naturel des tissus lésés de se défendre contre les hémorragies. Baïllie qui a observé le premier ce processus, y pensait déjà.
L'hémoptysie qui paraît être, en clinique, une complication fréquente au cours de la tuberculose pulmonaire, n'en répond pas moins en anatomie pathologique, à une lésion rare.
Pensons, en effet, que dans la forme ulcérocaséeuse de la phtysie des centaines de vaisseaux sont lésés ou caséifiés chaque jour (d’évolution). Si ces vaisseaux élaient perméables, ils produiraient chaeun une petite hémorragie.
L'hémoptysie ou les crachats hémoptoïques devraient donc être un symplôme constant et continu, de même que l’expectoration rouillée est la signature des troubles vasculaires, beaucoup plus discrets, de la pneumonie.
Or, un fait, presque 5o v/o des tuberculeux n’ont
jamais eu d’hémoptysie (1.)