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La proportion des tuberculeux ayant eu des hémoptysies

Quant aux autres, la durée totale des hémorragies de chaque malade, a varié entre quelques minutes et quelques jours, rarement plus.

L'oblitération prophylactique. — Le paradoxe ; beaucoup de vaisseaux lésés, peu d'hémorragies, s'explique grâce à la vascularite oblitérante que nous venons d'étudier et dont nous avons vu la fréquence.

L'oblitération des vaisseaux se produit à temps pour empêcher leur rupture sous l'influence de l'infiltration tuberculeuse. ; |

Si nous admettions le principe de la finalité, nous pourrions dire qu'il s’agit là d’un phénomène providentiel, puisqu'il empèche les phtisiques de mourir d'hémorragies en peu de temps. |

Mais la disparition des vaisseaux ne paraît pas ètre dépourvue d’inconvénients et d’ailleurs, avec ou sans ce processus, l'infection bacillaire poursuit son évolution effrayante.

La fluxion collatérale. — On a contesté le rôle ulile des oblitérations. Bien au contraire, Rindfleisch et Germain Sée (1) les ont accusées de provoquer les hémoptysies en raison des obstacles qu'elles apportent dans la circulation du sang et qui entraîueraient une

varie selon les statistiques : Gehrard 30 0/0 (sur 849 malades), Abraham 34,5 0/0 (403 malades), Sorgo 38 o/o (6.354 malades), Jacquerod 38,4 0/0 Louis 66 0/0.

1. G. Sée, Phtisie bacillaire, 1880.« Rappelons-nous que les dernières branches de l'artère pulmonaire sont terminales... Si la lumière d'une de ces branches vient à être rétrécie, par exemple par un tubercule..., la pression générale des vaisseaux

va s'exagérer, se localiser au niveau du point rétréci, et la rup ure a lieu. »

ENT augmentation de pression locale. C'était la théorie de la « fluxion collatérale ».

Quoique Peter (1) ait critiqué cette théorie, on la voit encore mentionnée par certains manuels classiques, comme celui de Dieulafoy (2), Tripier (3).

Critique. -— Disons tout de suite que l'argument de G. Sée est contraire aux lois de l’'hydraulique, car si l'augmentation de pression se produit, elle ne peut pas être strictement localisée et doit exister dans tout le système pulmonaire en verlu du vieux principe d’Archimède.

Quoiqu'il en soit, la théorie de la fluxion collatérale, devrait entraîner les conséquences suivantes que la clinique ne confirme pas :

1° Les hémoptysies devraient être rares au début de la tuberculose. Supposons, en effet, un sujet ayant une dizaine degranulations ; cela fait dix lobules ayant perdu de 50 à 70 0/0 de leurs vais eaux, soit 5co à 700 artérioles, ce qui est négligeable par rap-

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