A. — LA DISSECTION
Trois cas sont à envisager, selon qué l’on se propose d'étudier les vaisseaux pulmonaires, l’artère bronchique ou les anastomoses entre la petite et la grande circulation.
1° Injection des vaisseaux palmonaires — Les poumons sont enlevés à l’autopsie, avec lecrs deux plèvres (pour éviter les déchirures qui gêneraient l'injection), et avec le pédicule vasculaire.
Sil’on a eu le soin de sectionner les vaisseaux à leur origine il est facile de distinguer l'artère de la veine pulmonaire.
Par contre, si l’on a enlevé séparément les poumons, il arrive souvent que la veine et même l'artère sont coupées après leur biffurcation et l'on trouve dans le hile plusieurs vaisseaux. On choisira ceux que l’on désire injecter.
Lorsque l'artère est difficile à reconñaitre, il faut se
SOS ee
rappeler sacouleur blanc-jaunâtre (qui diffère du grisrosé des veines), sa consistance plus dure et sa béance. Enfin le tronc artériel est généralement situé au-dessus du tronc veineux.
Le vaisseau étant isolé à son extrémité, on introduira dans sa lumière une canule à bout renflé et dont le calibre correspondra autant que possible à celui du contenant, on liera ensuite l’artère ou la veine sur la canule, au niveau du point rétréci.
2° L'injection du système bronchique.—Si l’on peut opérer sur le cadavre avant l’ablation des poumons, ce qui est préférable, on injectera directement dans l'aorte selon la technique décrite pour les anastamoses.
Si l’on est obligé d'utiliser des poumons isolés, il faut se rappeler l'anatomie des vaisseaux bronchiques et les chercher sur la face postérieure de la bronche principale.
L’injection sera faite avec une seringue.de Pravaz, après avoir introduit une aiguille dans chaque artère et l'avoir fixée au moyen d’une ligature.
Ajoutons que l'injection des artères bronchiques ne présente qu’un intérêt limité et que l’on peut s’en passer presque loujours en anatomie macroscopique.
3° Etude des anastomoses. — Quelques auteurs (Natalis Guillot notamment) ayant affirmé qu’il se produisait un changement dans la circulation du poumon tuberculeux (les branches de l’artèrepulmopaire s’anastomosant avec des vaisseaux de nouvelle formation, provenant des artères bronchiques ou
intercostales), on peut vérifier ces assertions en injectant, sur le cadavre, d’une part l'artère pulmonaire avec du minium silicate et d'autre part les artères bronchiques et les intercostales avec une suspension de bichromate jaune dans du silicate.
Pour cela on liera l'aorte avec sa traverse diaphragmatique, et les deux carotides à leur naissance, on sectionnera l’aorte à son origine et l’on y introduira une canule.