‹ La Circulation pulmonaire Chez les tuberculeuxChapitre 6 sur 36 · II. -— LAVAGE ET PERFUSION · texte numérisé non relu

II. -— LAVAGE ET PERFUSION

La canule étant fixée dans le vaisseau que l'on désire injecter, on procédera à un lavage des vaisseaux pour chasser le sang et dissoudre les caillots.

Nous profitons de ce temps de la technique pour nous livrer à la recherche de la perfusion cadavérique.

Si l’on fait passer un courant d’eau à travers l’artère pulmonaire d’un poumon tuberculeux, on constate, non sans quelque surprise, que le liquide ressort en grande partie par les bronches (1).

Si l’on se sert d’une solution physiologique de chlorure de sodium à 7 pour 1.000, celle-ci ne res-

sort que par la veine et ce n’est que lorsque le liquide

1. Le Fort a observé un fait analogue en montrant qu'un liquide coloré injecté dans l’artère pulmonaire, ressort décoloré par les

bronches.

Hyp. Martin qui semblait ignorer ces expériences, croyait que

l'écoulement bronchique était dû à la rupture des vaisseaux. Lheureux s’est servi de silicate et l’aurait vu revenir par les

bronches et par les veines.

est injecté avec une certaine pression qu'il commence à apparaitre dans les bre#ches où il coule moins abondamment que si c'était de l’eau simple.

Enfin, avec un liquide ayant la même viscosité que le sang (par exemple un mélange de parties égales d’eau et de glycérine), rien ne traverse les parois alvéolaires et tout le liquide s'écoule par les veines.

Il est probable qu'il s’agit d’un phénomène de dialyse qui n'est pas seulement attribuable aux lésions cadavériques et qui est analogue à certains phénomènes que l’on observe sur le vivant, notamment l’œdème.

D'ailleurs ce ne sont pas là les seuls renseignements que donne.la perfusion du poumon tuberculeux. Nous l'avons étudiée pour connaître le début de la circulation pulmonaire en rapport avec la pression du liquide introduit dans l’artère. Nous publie-

rons ailleurs les résultats que cette méthode nous a fournis. :

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