IT. — APPAREILLAGE £&T INJECTION
Après le lavage, on peut procéder à l'injection de la suspension radio-opaque.
Celle-ci est versée dans un bock qui est relié au moyen d’un tuyau muni d’une pince à la canule qui se trouve dans le vaisseau.
On laisse s'écouler les premières gouttes pour chasser les bulles d'air.
On ajuste le tuyau à la canule, on ouvre la pince el la suspensiou s'écoule dans l'artère.
Le bock est fixé à une hauteur de 80 centimètres qui sera ensuite ramenée à 60 centimètres, ou plus bas s’il s’agit d’une veine.
On agite de temps en temps le contenu du bock avec une baguette our empêcher le minium de précipiter et l’on presse sur le tuyau afin d'éviter l’obtu. ration de la canule.
Celle-ci finit par être bouchée mais à ce moment tous les vaisseaux sont déjà injectés. A vant d'enlever la pièce il sera prudent d'attendre encore quelques heures pour que le silicate soit solidifié.
Le dispositif qui vient d'être décrit est simple et ne demande aucun outillage spécial,
Il est préférable à la seringue avec laquelle on ne peut pas imprimer au piston une pression constante et l'on risque de faire éclater les vaisseaux.
Le bock suffit pour les injections habituelles, mais dans certains cas, lorsqu'on a besoin de fortes pressions, pour la recherche de la résistance des vaisseaux pulmonaires ou pour l'injection d’autres organes, il y a avantage à se servir de l’un des appareils suivants, facile à construire :
L'appareil de Ludwig qui se compose d'un flacon à large couverture, contenant la substance à injecter est fermé par un bouchon en caoulchouc percé de deux trous. Dans l’un passe un long tube en verre, plongeant jusqu’au fond du flacon et terminé par un entonnoir où l’on verse du mercure.
Dans l’autre, passe un tube qui conduit le liquide refoulé par le mercure, dans l'artère à injecter.
J. Saidman 2
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L'appareil de Ranvier (1) un peu plus compliqué utilise la pression de l'air comprimé par un système de vases communiquants.
Celui de Smith (2) a une poire comprimant l'air et un manomètre qui en indique la pression.
On peut aussi utiliser l'appareil de Potain qui sert aux ponctions évacuatrices. Au lieu de faire le vide, on y insuffle de l’air en changeant le jeu des robinets.
Cas particuliers. — Si le malade a succombé à la suite d'une hémoptysie foudroyante, la suspension radio-opaque pourra ressortir par les bronches. La pression tombant rapidement à zéro, les petits vaisseaux ne recevraient pas assez de minium et le eliché serait incomplet.
Pour s'opposer à l'écoulement par la lésion hémorragique, il faudra, avant d’injecter l'artère, faire couler, par la hronche, de la gélatine fondue, qui remplira les cavernes et bouchera l’ouverture vasculaire.
En dehors de l’hémoptysie, le même cas peut se présenter si le poumon, au lieu d’être entier, a été sectionné au cours de l’autopsie, ou si l’on ne dispose que d’un seul lobe.
Si l'on injecte une artère dont le territoire n’est est intact (pièces déchirées), il faudra couler la pièce dans de la gélatine ou de fa paraffine et procéder ensuite comme pour les poumons entiers.
1. On trouvera dans le Traité de Technique histologique de €ornil (pages 127 et suiv. dans l'édition de 1875) la description de son appareil et de celui de Lune