‹ La cirrhose hypertrophique avec ictere chroniqueChapitre 15 sur 30 · GLiTKn. Th. Paris · texte numérisé non relu

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CIRRHOSE IIYPERTROPIIIQUE.

hépatites scléreuses de physionomie variable qui, n'étant pour ainsi dire que les déviations des formes types, sont caractérisées à la fois par la fusion des lésions analomiques et des phénomènes morbides propres à chacune des formes. »

Wannebroucq et Kelsch avaient déjà dit que le processus inflammatoire chronique des parenchymes est constamment mixte, constitué par l'association de la cirrhose conjonctive et de la cirrhose épithéliale, mais que la différenciation des formes relève de l'un ou l'autre de ces facteurs, cirrhose atrophique si la néoplasie fibreuse prend pour ligne directrice le réseau vasculaireet cirrhose hypertrophique si elle se trouve commandée par la phlegmasie parenchymateuse. M. Guiter affirme de son côté que dans certains cas le développement du tissu fibreux ne paraît obéira aucune règle, à aucun principe de systématisation. Le plus souvent la sclérose interstitielle et la sclérose parenchymateuse évoluent simultanément ou bien la transformation de l'épithélium suit de près l'hyperplasie interstitielle du tissu fibreux : d'où la diversité d'aspect des formes histologiqucs appartenant aux cirrhoses mixtes.

La symptomatologie est tout aussi indécise et ne permet guère de fixer le diagnostic au lit du malade. Les troubles digestifs et les symptômes qui sont pour ainsi dire les phénomènes obligés de toute cirrhose se retrouvent ici, bien entendu; mais tantôt on se trouve en présence d'un foie gros

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accompagné d'une ascite considérable, tantôt on a affaire à un foie petit avec ictère. L'ascite et l'ictère coexistent, se développent en même temps ou à peu de distance l'un de l'autre pour présenter tous deux des fluctuations diverses jusqu'à la mort du sujet. C'est à ces cas que se rapporte la description de MM. Dieulafoy et Guiter.

Se plaçant à un tout autre point de vue, laissant la partie clinique pour n'envisager que les caractères anatomiques, M. Sabourin» étudie à nouveau la topographie de la cirrhose et met en valeur le rôle du système veineux comme centre de néoformation conjonctive. 11 démontre d'une manière péremptoire que dans la grande majorité des cas les veines sus-hépatiques comme les veines portes sont les travées directrices de la sclérose et que, par là même, les îlots de parenchyme engainés par la trame fibreuse correspondent non à des lobules hépatiques, mais à des fragments de ces lobules. Cette cirrhose bi-veineuse est monolohulaire si les deux systèmes veineux sont atteints jusque dans leurs dernières ramifications, ou multilobulaire s'ils ne sont atteints que partiellement sur certaines de leurs ramifications, correspondant à des territoires glandulaires plus ou moins vastes. Tandis que la première variété correspond à des foies indiu'és lisses ou à peine finement grenus, la deuxième variété correspond à des foies granuleux, à granula-

I. Sabourix. Revue de médecine, 1882, p. 415 et G17 ; — 1885, p. 108.

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lions variables, faisant partie de l'ensemble macroscopique connu sous le nom de cirrhose de Laénuec. C'est donc un remaniement complet des idées jus- ([u'alors admises sur la cirrhose commune. Le système veineux sus-hépatique peut rester intact pendant toute la durée d'une cirrhose, mais ce fait constitue une rareté relative. D'après ses observations personnelles, cette intégrité du système sus hépatique ne se verrait que dans les cas de cirrhose biliaire pure.

Dans un autre mémoire publié en 1882, M. Sabourin écrit : o A l'heure actuelle, où la notion de la cirrhose biliaire est fortement battue en brèche, il y a dans la distinction précédente un fait d'une imporlance incontestable. C'est comme un point de repère qui peut être alors l'un des meilleurs guides dans le vaste chaos des cirrhoses hépatiques. Dans la cirrhose annulaire, les canaux sushépatiqnes ont une cirrhose propre; dans la cirrhose insulaire, ils n'ont qu'une cirrhose d'emprunt. » On ne peut contester le caractère insulaire de cette cirrhose. Ce sont des îlots, des plaques irréguliéres ayant tous pour centre d'évolution les canaux et les espaces portes et présentant à un haut degré la persistance du réseau dit des néocanalicules biliaires. Par contre, les veines centrales ne donnent lieu à aucune évolution fibreuse, bien qu'elles puissent être englobées dans certains points par l'envahissement des plaques émanées des espaces portes.

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Nous voilà bien loin évidemment des cirrhoses mixtes. Des remarquables travaux de M. Sabourin la question de la cirrhose veineuse sortait complètement modifiée, mais la cirrhose biliaire restait intacte et sa topographie devenait mieux assurée que jamais.

Lics cirrhoses liypertrophiques (suite.)

La cirrhose hypertrophique (jraisseuse. — Lanccreaux. — Sliepovitch. — Dupont. — Hulinel. — Sabourin, etc.

La cirrhose hyperlrnphiqne graisseuse d'origine tuberculeuse. — Hanoi et Laulh.

Les hépatites tuberculeuses hyperlrophiques . — Hanot et Gilbert.

La cirrhose hypertrophique pigmcntaire clans te (Halète

sucré. — Hanot et Chauffard, etc.

La cirrhose hypertrophique alcoolique. — Discussion de la

Société médicale des hôpitaux. — Mémoire de Hanot

et Gilbert.

Tout d'abord il faut signaler les thèses de Dupont' et Stiépovitch% élèves de M. Lancereaux, qui établissent qu'une forme spéciale de cirrhose hépatique doit être distraite des classifications établies

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