Stiepovitcii. Th. Paris
CIRRHOSE inPERTROPlIIQUE.
onlre les diverses formes de cirrhose du foie. Caractérisée analomiquement par l'altéralion simultanée de la trame conjonctive et des cellules propres du foie, c'est-à-dire par une prolifération considérable, diffuse du tissu conjonctif envahissant l'organe tout entier et par la stéatose rapide des cellules hépatiques, elle présente au point de vue clinique deux périodes : dans la première il existe de l'amaigrissement, de la dépression des forces et de l'augmentation du volume du foie; dans la seconde surviennent un ictère rapidement grave, des hémorrhagies, du délire aboutissant à la somnolence et ou coma. Comme le font remarquer MM. Lécorché et Talamon, le mot aigu, donné par Dupont à l'hépatite interstitielle qu'il décrit, n'est pas très juste, puisque la maladie peut durer six semaines, deux mois, cinq mois; mais il sert à marquer la rapidité relative de l'évolution des accidents comparée à la marche lente, prolongée, essentiellement chronique de la cirrhose biliaire hypertrophique. Dans leurs Éludes médicales, si riches en documents de tous genres, MM. Lécorché et Talamon* décrivent un exemple de cette affection et considèrent aussi l'alcoolisme comme la véritable condition étiologique. « Il faut donc admettre, disent-ils, que l'alcool peut déterminer trois variétés distinctes d'inflammation hépatique : une hépatite atrophique en localisant son action sur le système porte ; une