LÉcoRciiii et Talamox. Éludes médicales
CIRRHOSE IIYPERTROPIIIQUE.
hépatite hypertrophique en agissant uniquement sur le système biliaire; une hépatite dilTuse en altérant simultanément toutes les parties constituantes de l'organe. ))
Pour M. Lancereaux', ce n'est pas tant à l'alcool qu'au miasme paludique qu'il faut attribuer la cirrhose hypertrophique avec ictère chronique. « La plupart des cas publiés avec l'étiquette de cirrhose hypertrophique biliaire où la durée de l'ictère a été longue et dans lesquels la tuméfaction du foie et de la rate s'est montrée sans ascite ni dilatation veineuse accentuées, appartiennent à l'impaludisme. Si parfois cette notion causale semble avoir échappé, c'est sans doute que l'attention des médecins n'est pas suffisamment attirée sur ce point. » Et M. Lancereaux ne reconnaît que trois agents capables d'intéresser primitivement le stroma conjonctivovasculaire : le virus syphilitique, le miasme paludique et l'alcool : autrement dit, la cirrhose du foie est une manifestation de la syphilis, de l'impaludisme ou de l'alcoolisme. En dehors de ces trois espèces de cause, l'hépatite proliférative ne se rencontrerait pas sous notre climat, ou du moins, s'il existe une cirrhose indépendante des maladies que nous venons de nommer, il reste encore à en faire le déterminisme éliologique.
Quant à l'hépatite interstitielle aiguë, sur laquelle il avait dès 1876 attiré raltenti:on de ses élèves.
•1. LASCEnEAUX. Revue de médecine, 1882, p. 862.
CIRRHOSE IIVPERTROPIIIQUE.
M. Lanccrcaux on fait une des deux variétés de cirrhose alcoolique (1882). Mais déjà l'élude de cette alleclion avait été reprise par MM. Ihilinel et Sabourin dans deux importants mémoires parus à quelques mois d'intervalle en 1887.
M. Sabourin' rejette le terme d'hépatite interstitielle aiguë et propose la dénomination de cirrhose liyperlrophique graisseuse. 11 admet aussi l'origine alcoolique de cette sclérose, mais il accorde à l'état du sujet une certaine influence. Tandis que le cirrholique vulgaire éliminerait l'alcool à mesure de son absorption, laissant à peine à son organisme le temps de subir une action de contact nuisible par l'intermédiaire du système vasculaire, l'individu qui fait une cirrhose hypertrophique graisseuse emmagasinerait l'alcool ou plutôt ses produits et ferait de la graisse partout : obésité, surcharge graisseuse viscérale. La déchéance générale (syphilis, tuberculose) expliquerait cette saturation par l'alcool ou mieux par ses produits d'élaboration dans les tissus.
D'autres auteurs ont envisagé d'une façon un peu différente et quelquefois tout opposée le processus palhogénique qui conduit à la stéatose cellulaire et à l'altération conjonctive combinées.
C'est ainsi que M. IlutinelS au début de sou travail « Sur quelques cas de cirrhose avec stéatose du foie », s'exprime en ces termes : o II m'est