‹ La cirrhose hypertrophique avec ictere chroniqueChapitre 4 sur 30 · Requin. Supplément au Dirl. des Dict · texte numérisé non relu

Requin. Supplément au Dirl. des Dict

CIUIUIOSE HYI'ERTIIOI'HIQUE.

do la sorte. Telle est précisément l'expression de cirrhose qui, après avoir servi primitivement à dénommer une aiïection identique à elle-même, s'applique maintenant à plusieurs maladies du foie. » Et plus loin se trouve cette phrase : « Si l'on parle d'hypertrophie hépatique dans la cirrhose, c'est qu'on a réuni sous ce titre des cas de congestion active ou d'autres lésions dont je n'ai pas à m'occuper dans ce travail. »

La cirrhose liypertrophiquc dcflnitivemeiit admise.

De Requin à Paul Ollivier. — Gublcr. — Millard. — Ge-

nouville. — Lacaze. — Charcol et Luys. — Jaccoud. —

Les auteurs classiques.

École anglaise. — Kiernan. — Carswell, — Briglil. —

Budd. — Todd.

École allemande. — Hallmann. — Wagner. — Lieber-

meisler. — Rokilanshj. — Frericlis. — Birsck-Hirsch-

feld.

L'opposition de Monneret fut la dernière, du moins en France; car, l'année suivante, Gubler, dans sa thèse d'agrégation (1855), citait deux nouveaux cas et s'en servait pour établir sur une base clinique solide la distinction de la cirrhose hypertrophique d'avec la cirrhose atrophique.

CIRRHOSE IIYPERTROPIIIQUE.

Ces deux variétés furent confirmées dans la suite par les observations de Lacaze, Millard, Genouville, Charcot et Luys et de Jaccoud. Les deux dernières sont particulièrement pi'écieuses, à des points de vue différents il est vrai. Le fait de M. Jaccoud, qui fit l'objet d'une conférence clinique à la Charité (1886), tire tout son intérêt de la minutieuse analyse des symptômes ; d'autre part, la communication de MM. Charcot et Luys à la Société de Biologie (18.^9) renferme le premier examen histologique de cirrhose hyper.trophique ayant une véritable importance : « Dans la cirrhose, l'altération se borne à investir les acini ; les nouveaux tractus n'existent le plus souvent qu'à l'extérieur du tissu sécréteur du foie. Ici, au contraire, le mal pénètre plus profondément dans la partie active de l'organe ; non seulement il investit les acini, mais encore ses tjvibécules avancées vont jusque sur les cellules hépatiques qu'elles circonscrivent et qu'elles encadrent. » Pour la première fois, la cirrhose hypertrophique était ainsi séparée anatomiquement de la cirrhose de Laënnec comme elle en avait été séparée pour la première fois au point de vue clinique par Requin.

En 1871, parut l'important « Mémoire pour servir à l'histoire de la cirrhose hypertrophique » de Paul OUivier'. Prenant occasion d'un fait personnel, ce médecin distingué réunit les cas déjà

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