PS: AE
trouble initial est la destruction sanguine. Avec eux, d’autres auteurs, M. Brault, etc..., rapprochent la cirrhose pigmentaire d'autres affections déglobulisantes, s'accompagnant de sidérose viscérale : intoxication par le sulfure de carbone, par la toluyènediamine, infection à streptocoque hémolytique, hémoglobinurie paroxystique, tuberculose pulmonaire et viscérale. Après une longue énumération, rappelant les cas où on a constaté, par les réactions histo-chimiques, la présence. de pigment ferrugineux, M. Brault pose nettement la différence entre le pigment mélanique et le pigment ocre, et montre qu’on rencontre ce dernier dans toutes les circonstances où se produisent les destructions sanguines partielles (foyers hémorragiques) ou générales (anémie pernicieuse, paludisme, infection, intoxications diverses, spontanées ou expérimentales).
La pigmentation viscérale ferrugineuse paraîtrait résulter d’une véritable dyscrasie sanguine.
M. Jeanselme insista en écrivant que la destruction des hémalies, dans les capillaires des parenchymes, lui paraissait le premier processus morbide. Puis, M. Papillon : « L'hémoglobine est l'unique substance chromogène de l’organisme, lous les pigments doivent donc en dériver, et au cours du diabète bronzé, l'accumulation des granulalions pigmentaires dans les petits vaisseaux des parenchymes, ou leur présence dans le courant sanguin, ou leur inclusion dans des leucocytes, ou dans l’endothélium des capillaires ne peut s’interpréter que comme Île résultat d’une hémolyse intravasculaire rapide. »
Cependant, si certaines observations notent en effet la présence de pigment dans la lumière de pelits vaisseaux, ou dans l'épaisseur de leurs parois, on ne l’a que rarement rencontré, par l'examen sur lame du sang circulant.
Et dans les diverses publications, on a commencé à rapprocher le processus de la cirrhose pigmentaire de celui de l'hémoelobinurie paroxystique. Dans ce second cas, la destruction sanguine, brutale et considérable, aboutirait immédiatement à l'élimination de l’hémoglobine (et cependant pas sans qu'il n'en demeure trace, au niveau du parenchyme rénal). Dans le syndrome pigmentaire, la destruction s'effectue plus lentement, plus insidieusement : «les cellules des parenchymes ont le temps d’être frappées de déchéance, et d'être complètement infiltrées de pigment » (Rabé). Nous avons vu cependant qu'on