‹ La cité de Sainte-Cunégonde de Montréal [microforme]Chapitre 36 sur 82 · DANS LA BANLIEUE · texte numérisé non relu

DANS LA BANLIEUE

‘ Comme nous l’avons annoncé depuis long- ‘‘ temps, les Frères vont prendre à l’automne, la ‘‘ direction de l’école des garçons à Ste-Cuné- ‘“ gonde. Depuis la fondation de cette école, ce ‘“ soin était confié à des maîtres laïques sous la

. “haute direction de MM. les commissaires et les

‘‘ différents professeurs étaient chargés chacun du ‘ devoir de sa classe, sous la direction de l’un des ‘‘ prêtres de la paroisse.

‘ Au nombre des maîtres enseignants se trou- ‘“ yait M. Vébert, maître de première classe. Ce ‘’ monsieur, par son talent et ses capacités était ‘ considéré comme principal de l’école bien que ‘! MM. les commissaires n'aient jamais voulu lui ‘{ accorder ce titre d’une manière officielle.

‘{ M. Vébert était très estimé dans la localité et ‘< tous regrettent son départ. En perdant son pre- ‘{ mier maître, l’école perd un homme instruit et ‘ très dévoué à l’accomplissement de ses devoirs ‘‘ de professeur. M. Vébert est un français venu ‘{ au Canada après la guerre de 1870. Il est lor- ‘€ rain et, en vrai français, il a préféré l’exil volon- ‘ taire au joug prussien, ce dont nous le félicitons ‘‘ de tout cœur. Il a adopté le Canada comme sa ‘“ patrie, car il s’est marié ici avec une canadienne, ‘“ ce qui l’a rendu définitivement un des nôtres.

‘“ En quittant Ste-Cunégonde, un homme de ta- ‘{ lent comme notre ami, n’eut pas de difficulté à ‘* se placer, et à peine son départ était-il connu, ‘‘ que MM. les commissaires d'école du Sault-au- ‘“ Récollet, le retenait pour la direction de l’une ‘“ de leurs écoles,

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