‹ La cité de Sainte-Cunégonde de Montréal [microforme]Chapitre 37 sur 82 · ACADEMIE DES JEUNES FILLES · texte numérisé non relu

ACADEMIE DES JEUNES FILLES

entrer au service de la corporation. ;

‘“ Nous souhaitons à M. Vébert dans sa nou- ‘* velle position, tout le succès que lui méritent ‘‘ ses talents et nous félicitons les citoyens du ‘* Saut-au-Récollet de leur bonne aubaine.

‘ N'oublions pas non plus de dire que le cercle ‘‘ dramat'que de Ste-Cunégonde, en perdant M. ‘* Vébert, perd son meilleur acteur, soit dit, sans ‘* déprécier les autres qui, dans l'occasion, s’ ac- ‘ quittent bien de leur rôle. : . a

‘{ Outre cela il a doté l'école d’une foule de ta- ‘ bleaux et scènes évalués à plusieurs cents pias- ‘‘tres ; car il était un vérita le artiste. daus- cet ‘art.

‘* La modestie de M Vébert serä peut-être bles- ‘‘ sée de ces quelques lignes que nous lui consa- ‘‘ crons, mais nous le prions de les regarder comme ‘ un juste tribut de recontiaissance, dû à son dé- ‘* vouement et à ses capacités, et aussi comme un ‘* acte de remerciement bien mérité pour Îles ‘sêr- *‘ vices qu’il a rendus à ses nouveaux compa- ‘ triotes.”—Æfendard 1887.

Ajoutons ici, entre parenthèse, que M. Vébert s nous est revenu au mois de jüin cette année pour

Les Frères sous la direction du frère M | continuèrent avec succès les travaux de leurs devanciers. L'enseignement fut posé sur des bases . solides bien nationales et bien chrétiennes. Aujourd’hui, la direction est confiée au frèré Uiric, mais ce changement n’a pas pôtté atteinte ‘à: la marche ascensionnelle, loin de là.

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PENSIONNAT STE-ANGELE.

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Tous les jours les parents et les visiteurs sont étonnés des ouvrages faits par les enfants qui fréquentent cette école et l’on peut sans crainte dire que ses classes ne sont pas surpassées par les classes similaires de la province.

Le dessin et la peinture y sont en honneur et chaque année lexposition des; tableaux attirent uue foule considéraule. Bref, les Frères se sont acquis l'estime et la confiance de tous les parents.

Mais faisons un pas: en arrière et reprenons notre récit, à l'année 1883. ‘’L'académie de la ‘‘ rue Aloert étant devenue, insuffisante les com- ‘ missaires de concert avec les religieuses réso- ‘‘ lurent d'ajouter ne seconde bâtisse de 40 x 45, ‘‘ et à trois étages. Cet. agrandissement terminé, ‘‘ Sa Grandeur. Mgr. de: Montréal ‘permit aux ‘ sœurs d’ouvtitun pensionnat pour les enfants “* de la paroisse seulement: L'eticouragement ne ‘* fit pas défaut, 30 de nos meilleures familles ‘“ s'empressèrent de placer leurs filles dans le ‘{ nouveau pensionnat ; et le nombre des élèves ‘ s’éleva bientôt à 375. Cependant on se trouva ‘“ encore à l’étroit ; alors il devint urgent de régu- ‘€ lariser le toit de la première bâtisse, c'est-à-dire ‘“ de la changer en un toit français, comme celui ‘“ de la dernière construction, ce qui donna dans ‘‘ cette partie de la maison, tout l’espace d’un ‘“ étage. Les travaux commencèrent le 28 juin ‘* 1885, et se terminèrent au mois de septembre ‘‘ suivant. Ce nouvel agrandissement bien que ‘“ considérable ne suffisait pas encore aux besoins ‘ de la localité, et définitivement, il fallut songer

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