‹ La Cité des hommesChapitre 7 sur 24 · LE DIEU NOUVEAU · texte numérisé non relu

LE DIEU NOUVEAU

« Le dieu nouveau, c'est l'homme qui s'agite, Qui s'érige debout sur le chaos dompté, Les yeux fixés vers des flambeaux de vérité. Dieu, c'est toute la chair ardente qui palpite. Les poings sculptent dans l'idéal et le réel. Par son labeur géant l'homme a conquis le ciel. Sur le trône des dieux son trône blanc s'élève Tout nimbé des splendeurs augurales du rêve. Son corps vibre, son esprit chante, son marteau Sur l'enclume sonore accompagne sa peine. De l'Isis d'ombre il a soulevé le rideau, De la matière il a brisé les chaînes.

C'est lui le dieu nouveau, c'est lui le bâtisseur. Son hymne triomphal soulève la planète.

Le dieu de la Cité c'est le dieu des penseurs, C'est le dieu des lions rieurs et des athlètes. »

— Et le monde s'exalte et s'enfièvre et hennit, Dardant ses projecteurs de feu sur l'infini. Et sur les tours d'orgueil de la ville se lève Tout un peuple, sortant de l'ombre et du sommeil ,. Qui regarde surgir des nuées d'or du rêve, La face du Futur, aux yeux pleins de soleils.

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