‹ La cité du mal; ou, Les corrupteurs du siècleChapitre 14 sur 62 · IMPUISSANCE ZT IXÉSS8P0IR BE LÀ RAISON · texte numérisé non relu

IMPUISSANCE ZT IXÉSS8P0IR BE LÀ RAISON

grain ! Quand il y avait une religion et une société^ la propriété existait avec la siuiction de cette religion et de cette société; et^ ainsi placée à son rang^ à Fotnbre de cette religion et de cette société^ elle était légitime. Dépouillée aujourd'hui de cet abri et de cette sanc*tion^ elle n'est plus qu'un fait sans droite et^ en présence de l'égalité proclamée^ qu'une sorte de spolia*» tion des pauvres par les riches. Quand il y avait un autre droite la propriété pouvait avoir droit; mais aujourd'hui qu'elle veut être le seul droit, elle n'a pas droit et il n^y a pas de droit*

« Puisqu'il n'y a plus rien sur la terre que des choses matérielles, des biens matériels, de Tor ou du fumier, donnez-moi donc n^a part de cet or et de ce fumier, a le droit de vous dire tout homme qui respire» Ta part est faite, lui répond le spectre de la société que nous avons aujourd'hui. — * Je la trouve mal faite, ré-^ pond l'homme à son tour. — Mais tu t'en contentais bien autrefois, dit le spectre. -^Autrefois, répond l'homme, il y avait un Dieu dans le ciel, un paradis à gagner, un enfer à craindre.*. Il y avait aussi sur la terre une société. J'avais ma part dans c«tte société; car, si j'étais sujet, j'avais au moins le droit de sujets, le droit d'obéir sans être avili. Mon maître ne me commandait pas sans droit, au nom de son égoîsme; son pouvoir sur moi remontait à Dieu, qui permettait Tmégalité sur la terre. Nous avions la même morale, la même religion. Au nom de cette morale et de cette religion, servir était mon lot, commander était le sien. Mais servir, c'était obéir à Dieu et payek* de dévouement mon protecteur sur la terre. Puis, si j'étais infé*

Page 1