L£ DEUIL D£ LA NATURE
D'un mirag^e trompeur mon âme était ravie ; A sa poursuite^ hélas ! on rencontre la mort. Depuis^ dans mes dangers, il fut ma délivrance; Ma course chancelante en Lui trouve un appui ; Sotts Taspect du trépas je le vois qui s'avance, C'est Lui qui vient^ c'est Lui '' !»
Quand une fois le christianisme a cessé de pénétrer notre vie^ H se fait autour d'elle un grand vide; vainement, pour le combler, nous épuisons-nous à poursuivre la vérité à travers les systèmes, elle nous fuit à tire^d'aile; vainement nous précipitons-nous sur les joies de la terre, ces joies^ une à une , s'évanouissent dans nos étreintes en nous blessant au cœur; la terre elle-même semble se dérober sous nos pas, et bientôt, partout, au dedans de nous, autour de nous, c'est le désert, le désert et ses horizons désolés.