D£V1U)PP£M£MTS ET NOT
sou»:lequel elle repose : Ne remuous pas tiop c^te t^cre^ elle recèle im monstre.
« Et ce qu'il y a de plus grave^ c'est que le sionstre soiv tira. — Oui^ messieurs, quand il s'agit de doctrines saines et pures > on n''oserait dire que les nations où elles ont pris racine en tireront tous les éléments de vie qu'elles contienr nent; les passions peuvent y mettre obstacle. Mais s^agit-il de doctrines corruptrices^ il en Ta tout autrement; la logique des peuples est pour elles à la fois pénétrante et inexorable : pénétrante, elle leur £ait deviner d'un infaillible coup d'cml tout ce que les faux principes dont i]s sont épris renferment de conclusions désastreuses; inexorable, elle les force en quelque manière d'arracher une à une toutes ces consé<» quences, et de les appliquer à leur vie. Nulle extrémité ne les arrête; ils les franchissent toutes avec le temps; et doivent-ils tomber ou dans le sang ou dans la fange, ils obéissent jusqu'au bout à cette rectitude impitoyable qui les pousse à suivre une idée même funeste dans tous ses résultats, et à flaire jaillir de son sein tout ce qu'elle est destinée à produire de tempêtes. On a vu mille fois, dans l'ordre politique, se vérifier ce phénomène. Sur ce qui flatte leurs penchants, ils n'ont pas deux majiières de raisonner; et comme sur les questions sociales, ils sont inflexible^ à tirer d'une théorie absurde, quand ils l'ont adoptée, tous les bouleversements dont elle porte le germe : ainsi dès qu'ils auront admis un symbole pervers, ils épuiseront sans réserve toutes les dépravations qu'il autorise, et c'est seulement après avoir bu la «lemière goutte de poison dont elle est infectée, qu'ils songeront à briser cette coupe de moirt > M. l'abbé Plantur, v« Cmf., etc. (1847).
L'FMPUrSSANCE ET LES DÉSESPOIRS DE LA RAISON. LA SOCIÉTÉ EN POUSSIÈRE.