‹ La cité du mal; ou, Les corrupteurs du siècleChapitre 41 sur 62 · N0TE · texte numérisé non relu

N0TE

1, page 158. — Dante^ Inferno.

2,. page 160. — J.-J. Rousseau* 3^ page 162. — Latallée^ Hi»Mre des Français, t. II.

4, page 163. — Luth. Op., t. II, p. 44, éd. Witt, germ. — T. V, p. i07. — T. Vil, p. 56, éd. Witt., et t. II, p. 145, éd. len. — T. IV, p. 378, éd. Witt., et t. 111, p. 559, éd. len.

5, page 163. — « Il prêcha le mariage avec une ardeur d'expression lascive ; il releva l'autel des voluptés, d Phila- RÈTE Chasles, Revue des Deux-Mondes, 17* série, t. XXIX.

« Tout ce cœur, tout ce génie^ toute cette éloquence, toute cette force d'àme, tous ces plans de réformation, ont abouti, non pas au déluge, mais au mariage universel. » Lacordaire.

Le mot est d'Érasme.

6, page 163. — Lav allée, HisL des Français,

1, page 166. — Ausleg, der II Psalms, édit Walch, V, 114.

8, page 166. d D n'est scandale plus dangereux, plus venimeux, que la bonne vie extérieure manifestée par les bonne? œuvres et une conduite pieuse. C'est la porte^cocbère et la

grande route qui mènent à la damnation. Quelle horrible abomination d'incrédulité et de vie impie n'est pas cachée sous cette belle yie! Quel loup sous la toison! cpielle prostituée sous la couronne virginale! v Propos de tfMe, èdiU Waleh^ XIj 349 et suiv.

% page 166. — Erkl. d. Br.an. d^ Galœtmiéy édit Walch, VIII, 2689.

10^ page 167. — Ausleg, der L B, Mosès, édit Walch ^ 1, 382.

11, page 168. — Lavallée,. A^^ des Français, t IL

12, page 168. — Pbilabète Chasi^s , Études sur le XVl^ Siède.

13j page 168. — Lbeminier^ Revue des Deux-Mondes, iv« série, t. XXX. « Ce n'est pas GaWin seulement > c'est Farel et Viret, c'est Bucer et Mélanchton, ce sont les Eglises suisses et les Eglises allemandes; c'est la réforme tout entière qui a poursuivi et frappé Ser?et. i» Saisset, Bévue des Deux-Mondes de 1848.

14^ page 168* — M. Henri^ écrivain protestant^ Vie de Calvin (en allemand).

15, page 169. -^ Louis Blanc, Bévol%Uion française,

16, page 169. — Galiffe, Notices généalogiques.

17, page 170. — Luth. Op., édit. d'iéna, t. Yll, p. 278.

18, page 17Î. — Alex. Weill, la Guerre des Paysans.

19, page 173. -^ Zimmerkann.

20, page 175. — Alex. Weill. On sait que c'est àSaveme que le duc de Gube battit les socialistes qui allaient envahir la France.

IMPUISSANCE ET DÉSESPOIR DE LA RAISOlf . 347

20% page 177. — i( A Pantagruel commence à poindre la liberté^ et j'ose dire la morale* Pantagruel est Técraçement de ridéal^ le précurseur de Voltaire^ la Révolution* Mais qui comprend; aujourd'hui même , le divin Pantagruel? Nous ayons entendu M. de Lamartine traiter Rabelais àHnfàme cynique! Pareille insulte devait lui venir du plus mou et du plus efféminé de nos idéa^tes. Rabelais est jckaste enU'e tous les écrivains, et Pantagruel honorable entre tous les héros. » PaoudhoN; De la justice dans la Révolutionj U 1I1> p. 70.

21, page 179. — Spinosa.

22, page 179. — Éusèbe Salverte, en France, etc.; Eich- BORN, Paulus, etc., en Allemagne.

23, page 182. — Les Historiens critiques de Jésus dans la Liberté de penser.

24, page 186. — Souvenir des Conférences de Notre-Dame. « La venue du Christ, soi^ enseignement, son action, le

mouvement qull a imprimé au monde, sont-ce des faits? Tout le problème est là.

<i L'Allemagne en ce moment pose la question de cette manière : il y a, dans ces grandes écoles de Texégèse, beaucoup de théologiens qui ne cherchent plus à discuter, à expliquer, mais seulement à exposer les faits : ce sont souvent les hommes les plus, hardis. Après avoir traversé résolument cet amas de ruines laites par la critique, ils se sont demandé ce qui demeurait encore debout? Et plus d'un parmi eux a été surpris de voir qu'il restait quelque chose d'inexplicable, par conséquent d'inaccessible aux coups de la critique : Inconcussum quid, et ce quelque chose, c'est le rôle du Christ, l'action qu'il a exercée sur le monde. — Je suis très-frajipé de ce résultat inattendu des travaux de l'exégèse allemande. M. Strauss avait essayé de substituer le Christ hégélien, ou, en d'autres termes, l'humanité elle-même au Christ his-

3iS BÉTSIiOPPEMENTS ET NOTES.

tori(|tie. Cette théorie qui violait l'histoire en lui imposant de vive force une théorie préconçue, est rejetée désormais, et M. Renan lui-même Ta réfutée avec vigueur. Qr^ tandis que Mé Renan reprochait à M. Strauss d'avoir méconnu (non Inexistence de la personne), mais le rôle personnel de Jésus* Christ , plusieurs théologiens allemands allaient hien plus loin que lui, et appuyés sur les travaux même de Texégèse , ils disaient en parlant de la venue du Christ : Il y a là un grand fait, un fait unique, un personnage auquel en ne peut rien comparer; — et s'ils n'osaient pas encore écrire le mot Divinité , ce mot était visible cependant à chaque page de leur livre.

« Je veux signaler surtout ce résultat fondamental : toutes ces investigations de la critique la plus hardie qui fut jamais ont abouti h mettre en pleine Imnière l'origine exceptionnelle du rôle qui appartient au Christ. M. Bauer comme M. Ewald, et, au-dessous d'eux, M. Wolkmar, M. Zchwegler, M. Zeller, M. Héiligenfeld, tous enfin , tous ces esprits si ré- . solus sont constamment ramenés à ce point : Un personnage a paru dans l'histoire, qui a enseigné une doctrine, qui a produit des oeuvres sans aucune analogie dans le passé, autfuelon ne peut comparer aucun des personnages de notre race.

< Rien de plu^ instructif à mon avis que les

efforts de l'exégèse germanique pour échapper à la notion de Jésus-Christ, fils de Dieu. Que d'explications qui n'expliquent rien! que de commentaires mille fois plus difficiles à comprendre que le simple texte orthodoxe ! etc. » Revue des Deux-Mondes (sept. 1857),

25, page 202. — P. Leboux, Revue indépendante»

26, page 204. — Àh uno disce omnes.

Descartes a complété la révolution du libre examen ; il a transporté ce principe dans la science; il s'est fait le Luther

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de la philosophie ; il a résumé et développé, jusqu'à sa dernière conséquence^ le grand principe du seizièn^e siècle. Il commence par douter de tout, excepté de ce qui dpute en loi^ la pensée. « 11 n'y a^ dit-il^ d'autre autorité que celle de la pensée iio^dividuelle. )>

Que reste-t-il de certain^ suivant Descartes? Ceci seule* ment : Cogite^ je pense.

Pourquoi Descartes est-il assuré qu'il pense? G*est qu'il lui est impossible d'en douter^ ou, en d'autres termes, c'est que la réalité de ses pensées lui parait évidente par elle-même.

Si. la Béponse est bonne, tout ce qui est évident est également certain ; toutes les évidences de fait et toutes les évi* dences de raison ont la même autorité que Tévidence particulière des faits attestés par la conscience; il suffit pour crmre légitimement d'être forcé de croire.

Or, pour rester dans la question de la perception, est-ee que le toucher ne me persuajde pas invinciblement qu'il j a quelque, chose qui me résiste et qui est étendu?

La prérogative attribuée à la conscienoe> serait-elle fondée suria supposition que son témoignage n'a jamais été révoqué en doute? Mais la. liberté ne se fait sentir qu'à la conscience i et que n'a-t-on pas dit contre la liberté humaine ?

Comparons nos facultés entre elles. Nos facultés ne sont pas des êtres, mais des pouvoirs que l'esprit conçoit en luimême ; et en effet elles sont appelées i^ouvoir^ dans quelques langues modernes.

Ces pouvoirs ne sont qu'une application du principe de causalité, comme les qualités secondes des corps; nous les concluons, nous ne les percevons pas.

Quand nous avons classé toutes nos opérations, nous concevons autant de pouvoirs que de classes. La division des facultés est donc logique et non métaphysique.

L'esprit est un ; mais il fait tantôt une chose et tantôt une autre; et comme tout ce qu'il fait a une cause, il afidrme en

lui-mêiae autant d« causes différentes qu'il Cait de choses différentes.

Ainsi, la division des fdcujtés est subordonDée à la classification des actes de la pensée ; et par conséquent la prérogative de la conscience est relative à cette même classification.

Voici maintenant la traduction du procédé de Descartes :

Je porte une multitude de jugements différents par lesquels j'affimte soit des existences différentes ^ soit des rapports différents entre ces existences.

Une seule classe de ces jugements est certaine par ellemême^ la certitude de toutes les autres classes doit ôt^ déduite de celle-là.

Voilà la certitude concentrée très-arbitrairement dans une seule classe de nos jugements. De quel dr(»t? C'est ce qu'il est difficile d*apercevoîr. ^

En premier lieu^ cette concentration de la certitude dans une seule classe de nos jugements est nécessairement postérieure à la division de nos jugements en^ classes, et à la conception subséquente d*autant de facultés particulières qu*il y a de classes différentes ; en second lieu^ elle suppose que révidence naturelle n'appartient qu'aux jugements de la conscience. Reprenons l'une après l'aotre ces deux observations.

1* Nos facultés sont-elles des unités naturelles? Non; ce sont des unités logiques^ ouvrage de notre esprit^ des unités artificielles que nous introduisons dans l'unité naturelle du moi, et par lesquelles nous divisons mentalement Funité de son pouvoir total en un certain nombre de pouvoirs spéciaux, A qui donc appartient dans le procédé de Descartes le privilège exclusif de la vérité ? A un être logique créé par l'abstraction. Pour réaliser cet être^ il faut replacer l'unité fictive dans l'unité réelle^ le pouvoir partiel dans le pouvoir totale et celui-ci dans l'esprit dont il n'est lui-même qu'une frac-

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