I 434 DERNIÈRES RÉFLEXIONS
donner qu^une infecte poussière; vous avez dédaigné la parole de vie et vous avez prêté PoreiUe à une parole de mort qui parcourt la terre et la dévaste... De là cet antagonisme douloureux qui s'est constitué en vous entre le néant que vous avez embrassé et les aspirations de votre nature qui appellent la vie> le bonheur^ le souverain bien; vous avez brisé l'harmonie de votre être. Vous êtes devenu la victime des illusions du temps que vous avez préférées aux réalités impérissables...
Ah ! pendant qu'il en est temps encore, avant que la nuit vous ait enveloppé d'ombres impénétraUes^ élevez-vous au-dessus de ce qui passe; allez, vous placer sur les sommets lumineux y dérobez-vous à la région des foudres et des tempêtes qui battent les flancs de la montagne^ et prenez votre essor vers les hauteurs paisibles et sereines qu'éclaire un jour sans fin^ qu'illuminent d'éternelles splendeurs. Levavi oculos meas ad montes undè veniet auxilium mihi. Ps. cxx, 1.