‹ La cité future: essai d'une utopie scientifiqueChapitre 47 sur 105 · Voici un tableau · texte numérisé non relu

Voici un tableau

1° Subvention de layette 20

2° Ecolage 30 et 50

3° Apprentissage 100

4° Etablissement 100

fiques des missions sur le territoire et à l'étranger. Ces subventions peuvent être allouées sur le budget de l'Etat Central, ou décentralisé, j'entends sur des fonds votés par les communes ou les provinces. Elles peuvent être également constituées par des organes économiques; une Régie, une Société ou une Corporation, s'intéressant à tel ordre de travaux, les faciliterait par un sacrifice pécuniiiire. 11 en serait de même d'associations désintéressées comme il en existe déjà tant, comme il en existera plus encore, fondées pour le développement des sciences, l'encoufagement aux arts, etc. Des particuliers même pourront employer soit de leur vivant soit après leur mort tout ou partie de « leur fortune » à des fondations de cette sorte.

Empruntant à la langue de notre droit administratif cett"^ expression, je dirai que ce sont des Subventions sur Fonds de Concours.

Section IL Comptabilité de la consommation individuelle.

Si le Collectivisme doit réaliser le rêve des Français d'être fonctionnaires ou Rentiers, il comblera de même le^. vœux des Anglais qui, on le sait, désirent tous devenir des gentlemen. A quoi se reconnaît le gentleman ? N'est qu'un man^ a-t-on répondu, l'Anglais qui paie ses dépenses en argent, et n'a pas de banquier ; est un gentleman celui qui a un compte dans une banque et se libère envers ses fournisseurs par des chèques.

Dans l'Etat Social t(^i que je le conçois avec Bellamy et llertzka, tous les citoyens auront un compte à la Banque' qui sera non pas, bien entendu, une société capitaliste, mais une administration d'Etat ; Banque-Trésor devrais-je dire. Je remarque en passant que nous sommes en présence d'une de ces réformes qui s'imposent dès aujourd'hui dans notre pays et qui réalisée avant la Révolution

SECTION II. COMPTABILITÉ DE LA CONSOMiMATION 91

Sociale, lui fournira un des rouages du régime coUectiiriste.

J'ajoute que je suis partisan du remarquable système jue M. Solvay a inventé sous le nom de Comptabilisme et |ui repose sur une banque d'Etat où tous les particuliers îomme les groupes et les services publics auraient leur ;ompte, réglant ainsi tous leurs rapports économiques 3ar voie de compensation et sans monnaie., Si ce système riomphe, il préparera le régime que je conçois pour la comptabilité de la consommation. On connaît les comptes le chèques. Juridiquement les rapports qu'ils engendrent >e rattachent à la théorie du dépôt irrégulier déjà éla- Dorée par les Romains qui la rapprochaient de celle du nutuum dont elle ne se distingue guère que par des considérations économiques d'où découlent d'assez' légères conséquences juridiques. Je me fai& ouvrir à la Société Gîénérale par le versement d'une somme quelconque un compte qui se grossit ensuite des encaissements, effectués en mon nom auprès des sociétés capitalistes ou au, Trésor de coupons de rente, dividendes ou intérêts, de traites chèques ou valeurs semblables.

Les fonds étant à toute heure à ma disposition je les retire par des chèques « à moi-même », à une personne nommément désignée, au porteur ou à ordre. Le Collectivisme ne fera sur ce point comme sur bien d'autres que généraliser en l'étendant à tous les citoyens cette pratique qui fonctionne pour les privilégiés du régime actuel.

Du jour de sa naissance à celui de sa mort, chacun des membres de la grande communauté aura un compte k une des nombreuses succursales ou annexes de la Banque-Trésor installées suivant les nécessités pratiques sur :oute la surface du pays; à celle qui dessert son domicile.

J'appellerai ce compte individuel ou de consommation pour le distinguer des comptes des organes producteurs le la grande, de la moyenne ou de la petite industrie (Régies, Sociétés ou Maîtrises) et des services publics ^

1. Lg seul lien entre ces deux séries de comptes résultera du partage des bénéfices qui, ressortant de la balance des comptes

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De même que nos carnets portent M. X... son compte avec la Société Générale, de même y lira-t-on plus tard. Le citoyen X... Son compte avec l'Etat. Ce qui veut dire : chacun des consommateurs n'a d'autre créancier que l'Etat, d'autre débiteur que l'Etat. L'Etat est envers lui débiteur non seulement de ce qu'il lui doit à proprement parler (^arrérages de la Rente, Subventions légales, etc.) mais de ce que lui doivent les organes économiques (part de bénéfices) ou de simples particuliers, (dette contractuelle ou judiciaire). Il est créancier, non seulement de ce qu'il a fourni en logement, denrées, etc. au titulaire du compte mais de ce dont ce titulaire est redevable envers n'importe qui.

La collectivité garantit ainsi à chacun de ses membres le recouvrement de toutes ses créances, mais sans courir elle-même aucun risque puisque Pierre ne peut être cr dite que dans la mesure où Paul a été préalablement débité. Sécurité complète et simplicité absolue, voilà les avantages d'un semblable système.

Les comptes sont naturellement tenus par gestion suivant les habitudes des banques, et non par exercice comme on le fait, d'ailleurs à tort, pour les budgets de l'Etat. J'aurai à revenir là-dessus en étudiant le régime financier.

Pour le moment je me bornerai à donner des indications rapides sur la manière dont ces comptes seront tenus. Ils seront arrêtés mensuellement avec des éléments préparés à l'avance*, et balancés définitivement en fin d'année. La Banque et ses succursales suivant un système sur lequel j'aurai à revenir assureront le surcroît de travail résultant de cette balance mensuelle, et annuelle au moyen d'un personnel supplémentaire.

En cas de contestation, la rectification se fera après accord amiable ou décision judiciaire par une contrepassation d'écriture. A la mort de chacun des consomma-

économiques, seront reportés aux comptes individuels à l'actif des travailleurs isolés ou associés.

*.. C'est-à-dire que l'on clôturera le compte du mois terminé et on ouvrira celui du mois suivant.

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teurs on lui ouvrira un compte spécial pour la liquidation de la succession.

Chaque compte sera tenu en plusieurs exemplaires dont l'un (pass book) remis au titulaire lui permettra d'apprécier sa situation et de régler sa dépense en conséquence.

Voir à la page suivante le tableau d'un compte individuel :

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