SECTION III. 1 3. PRODUCTION DES CÉRÉALES
exécuté et servirait ensuite de base à la livraison au directeur de la boulangerie.
L'ordre de boulange déterminerait la tâche du fournil et de la paneterie.
L'ordre du départ assurerait la transmission à l'Economat, par la Régie des Transports, transmission qui s'opérerait au moyen de paniers fermés dont une clé resterait àla paneterie et l'autre au service réceptionnaire. (V. l'Annexe.) Chaque année le directeur, en conseil de direction, après avoir reçu des Economats les rapports dont j'ai parlé dresse son bilan et son budget, c'est-à-dire constate les consommations de l'exercice écoulé et formule ses prévisions pour celui qui va s'ouvrir. Tableaux et rapports sont envoyés à la direction provinciale pour la préparation des lois budgétaires.
I 2. Pâtisserie et glaces. — La pâtisserie pourrait être organisée sous forme de petite industrie. Quelques Maîtrises seraient attachées aux Economats, auxquels elles enverraient leurs produits pour être vendus au prix d'un tarif fixé par la Régie du Détail d'accord avec le pâtissier; mais suivant la règle générale ce prix serait majoré de la façon que j'ai indiquée.
Les invendus seraient rendus au pâtissier ou écoulés au rabais, le lendemain.
L'Economat dans ses rapports avec la direction provinciale rattacherait cette consommation à ses propres écritures.
I 3. Production des Céréales. — L'approvisionnement des Etats Européens par l'exportation de la Russie, de l'Inde ou de l'Amérique, est une situation anomale créée par le capitalisme et devant disparaître avec lui. Il faut que dans chaque Communauté Collectiviste, où il n'existera plus aucune raison de sacrifier l'agriculture à l'industrie, ou vice versa, et où les progrès ne seront plus entravés, ni par la routine des paysans, ni par leur manque de capitaux, la production suffise à la consommation sans qu'il soit nécessaire de compter, même dans les plus mauvaises années sur le commerce extérieur.
Cet équilibre tend d'ailleurs à se réaliser pour notre pays et le Socialisme triomphant en Angleterre, n'aurait pas de peine à y reconstituer la culture abandonnée.
Les emblavures devront être réglées de façon non seulement à couvrir les besoins de l'année, mais encore à constituer les réserves convenables. Les excédents provenant de récoltes exceptionnelles, recevront un emploi agricole ou industriel, (l'élevage de volailles par exemple, ou la distillerie d'alcools à brûler) qui dans les années de disette, serait réduit ou suspendu.
On sait que la consommation du pain diminue avec la généralisation du bien-être; nos descendants arrivés, sur toute la surface du pays au degré de civilisation atteint aujourd'hui par la bourgeoisie, en mangeront moins que les paysans et même les ouvriers, ayant à discrétion viandeli légumes, primeurs. En sens inverse les rendements à l'hectare croîtront beaucoup, ainsi que le démontrent les essais de culture perfectionnée tentés par les
agronomes.
On ne consacrera donc aux céréales que les terres qui y seront absolument propres et dont on forcera, le plus possible, les rendements; beaucoup de champs qui en produisent à l'heure actuelle, seront rendus aux. pâturages ou replantés en bois dont le besoin se fait, de jour en jour, plus sentir. Le mouvement est commencé en ce sens; il a été signalé au Parlement dans la discussion' récente sur les bons d'importation, où des orateurs, économistes à courte vue, se sont lamentés en constatant ce fait : la forêt qui depuis si longtemps reculait devant l'homme, tend à reconquérir le terrain perdu et refoule la population. Il n'est pas douteux pour moi, que la France Communiste sera par rapport à ce que nous voyons, moins , cultivée, parce que mieux cultivée. On abandonnera à la pâture, des espaces considérables que maintient en culture le régime économique actuel, et ({ue le gouvernement collectiviste estimera ne pas valoir la main d'oeuvre né-' cessaire pour les emblaver.
Il demandera le pain des citoyens, à des domaines d'é-