SECTION III. § 17. PRODUITS INDUSTRIELS
terdire, en France, la distillation des céréales insuffisantes pour la nourriture des hommes. Il sera facile en un régime collectiviste d'agir de même.
§ 17. Produits industriels. — J'ai dit comment est organisé le second des services gérés par le commerce de Détail. Il est, à l'exception d'un petit rayon de mercerie papeterie installé dans les Economats, concentré dans de grands Bazars régionaux ou urbains, constitués sur le type du Louvre ou du Bon Marché actuels, du Vooruit de Gand, ou de la Maison du Peuple de Bruxelles.
Je pourrais répéter pour l'ensemble de la production industrielle ce que j'ai dit quant aux denrées alimentaires de marques; car la marque sera obligatoire pour les raisons que j'ai indiquées. Tous les objets achetés dans les Bazars porteront l'indication du Maître ou de la Société qui les a fabriqués, c'est-à-dire leur a donné la forme dernière, et cette indication se trouvera également sur les catalogues.
Pour satisfaire aux besoins de sa clientèle et approvisionner les petits comptoirs d'Economat dont j'ai parlé, la direction de chaque Bazar adresse à époque régulière ses demandes, (rapports et tableaux) au Magasin qui le dessert, lequel lui fait les livraisons dans les formes ordinaires. En cas d'urgence extrême, il peut se mettre en rapport direct avec le producteur sauf à régulariser l'opération.
On peut, pour diminuer les déplacements ordonner aux producteurs d'alimenter directement les Bazars dont ils sont plus rapprochés que du Magasin mais, bien entendu, ces livraisons sont rattachées aux écritures du dit Magasin.
La répartition des produits entre les divers services dépositaires sera faite, pour son ressort par le directeur provincial, et pour toute la France par le Ministère. Je n'ai rien à ajouter à ce que j'ai dit, pour les denrées alimentaires quant aux arrêtés d'application, aux ordres de service et à la préparation du Budget Economique par la Prospérité, rapprochant les demandes des consommateurs
(Magasins) et des producteurs (Sociétés, Maîtrises ou Régies).
On sait qu'il existe des entreprises moyennes ou peti-i tes, rattachées directement à un Bazar ou à un Magasin. La direction de l'un ou l'autre de ces services, saisit les producteurs qui dépendent d'elle, soit des demandes relatives à la constitution des stocks, soit des commandes de particuliers qu'il leur transmet. J'ai montré comment ce régime fonctionne. Il me reste à dire ici que les bilan et budget de ces entreprises sont centralisés par l'administration du Détail qui les rattache à ses propres écri-! tures,
§ i8. Modes. — Il n'est peut-être pas sans intérêt de donner quelques détails relatifs aux modes masculineë ou féminines.
(le sont les « maisons » constituées à Paris et dal quelques grandes villes, sous le régime de rindépendan( artistique, qui, en outre de la fourniture directe « à prix libres » pour la clientèle élégante de France et de l'étrangers, créent et lancent les modes nouvelles.
Elles établissent, avec les matières premières qu'elles achètent ou commandent aux fabriques par l'intermédiaire du « Gros », des modèles qui sont à certaines épo ques de l'année, l'objet d'expositions, où viennent en outre des particuliers, les délégués de l'étranger, ainsi que ceux des ateliers de production courante. Les uns et le^ autres choisissent entre ces modèles et acquièrent d'un( part un certain nombre d'exemplaires qui devront leui être livrés à certaine date, et d'autre part le droit de le; reproduire. Le Collectivisme en elfet, protégera cett( sorte de création artistique, que les entrepreneurs capi talistes ne parviennent pas c\ défendre contre les imita tions. Il veillera seulement comme pour la propriété lit téraire et artistique, à ce que cette juste rémunération ru dépasse pas des limites raisonnables.
Les représentants dos Maîtrises ou Sociétés remporten ces modèles pour les exposer dans les Bazars ou Leone mats. Les clients sont ainsi mis à même de choisir, e
invités à formuler leurs commandes dans un certain délai. Les producteurs se défendront mieux que les tailleurs, couturières ou modistes d'aujourd'hui contre la tendance de leur clientèle à « attendre le dernier moment » et à exiger d'être servis avec une rapidité qui impose aux ouvriers et ouvrières le plus regrettable des surmenages.
On exécutera les commandes, dans leur ordre, tardivement lorqu*elles seront tardives ; des amendes pourront majorer les prix à partir de telle date, et après telle autre, il y aura forclusion.
Les consommateurs feront ainsi leurs modes, et on évitera facilement la surproduction qui, si fréquente aujourd'hui, entraîne la « mise en solde ». Il est inutile de rappeler que la durée de travail ne pourra jamais, même dans la plus grande activité saisonnière, dépasser des limites raisonnables et que les périodes de chômage constitueront les vacances d'autant plus longues que les journées d'atelier auront été, elles-mêmes, plus dures.
Les commandes de vêtements sur mesure, ne rentrant pas dans le grand luxe seront adressées aux Bazars, ou même, au moins dans les campagnes, aux Economats: les mesures seront prises et l'essayage fait par des employés de ces services, à moins que ce ne soit par un membre de l'atelier, détaché en permanence, ou au cours de tournées. Le Bazar et l'Economat auraient, au besoin, un petit atelier de retouches (pompe en argot de métier) pour rectifier les vêtements sur mesure comme ceux achetés tgut faits.
§ 19. Journaux. — J'ai dit que les journaux seraient fondés et administrés par des Sociétés libres qui auraient leur atelier de composition ; clichage et impression étant assurés dans chaque ville par une seule entreprise d'importance considérable. « Banal » aussi serait le service du départ. C'est l'Economat qui, dans chaque habitat, assurerait, avec la petite poste, le service d'abonnement et la vente au n° (v. l'Annexe 5).
§ 20. Livres. — Ils sont imprimés par des Sociétés
OU Maîtrises (concessionnaires ou libres) aux frais et risques de Sociétés d'édition de l'une ou l'autre nature, d'associations désintéressées, de services publics ou éconofiiiques, ou même de particuliers. Mais ils ne peuvent être vendus que par l'intermédiaire de l'Etat. La Régie du Commerce de Détail les concentre dans une Librairie centrale à Paris et dans quelques Librairies Interprovinclaies analogues aux Magasins qui approvisionnent de marchandises diverses les Economats. C'est le Ministre qui assure entre eux la répartition. Elle ne peut guère être que nationale; le débit d'un livre n'ayant aucun rapport avec son lieu de fabrication. Quant au Budget Economique, il a ici le même caractère simplement évaluatif que pour la production artistique libre. Il donne lieu à des rapports présentés aux Chambres par les Ministres de l'Instruction Publique et du Commerce de Gros. Ce dernier assure le dépôt légal et dresse le catalogue général (v. l'Annexe 6).
Les livres sont vendus d'abord par les Economats et peut-être aussi par les grandes bibliothèques. Universités, Ecoles et Associations à leurs lecteurs, élèves étudiants et membres. Les uns et~les autres se fournissent à la librairie interprovinciale à laquelle ils sont rattachés, sauf à celle-ci à faire appel à la (( Centrale » pour les li- Yres qu'elle n'a pas dans ses rayons.
Les services acheteurs règlent leur compte à époques périodiques au moyen de bordereaux récapitulatifs et de vireuients de Banque, avec la Librairie qui supporte les frais de transport (proportionnels au poids, non à la distance) et s'acquitte ensuite vis-à-vis des éditeurs. Ceux-ci ne reçoivent le prix, fixé par eux S payé par les acheteurs (en monnaie de consommation ou par inscription sur une carte ou carnet) que déduction faite des frais de
i. Protégés par le privilège, tant que dure la propriété littéraire ; sous le régime de la libre concurrence lorsque l'ouvrage est dans le domaine public. L'Etat peut naturellement se faire éditeur, même sans bénéfices ou à perte, à l'aide de crédits du Ministère de l'Instruction Publique.
transport (évalués d'après une moyenne) et des remises de TEiat (majoration financière), de la Régie du Gros et de celle du Détail.
Annexe 1. — Pain, Fiches de livraison.
Ce sont des cartes établies par séries dont chacune est atTectée ^ une maison ou fraction de maison constituant un groupe de consommateurs, ménages ou services. Il en est dressé une pour le matin et une autre pour le soir, car il y a en principe deux livraisons.
La carte se divise en deux parties : la première est relative an service ordinaire, c'est-à-dire aux livraisons de tous les jours. En face du numéro affecté à chacun des consommai nrs les colonnes reçoivent pour chaque variété de nature, qualité 3t poids, les quantités à fournir : les inscriptions sont faites au 3rayon de façon à permettre les changements. Le service exraordinaire est destiné à recevoir les diminutions (absence, maladies) ou augmentations (réception d'hôtes par exemple).
A.nnexe 2. — Ordres de services de la. Boulangerie -Minoterie.
I. Ordre de service de mouture. — Il se composerait des parties suivantes :
a) la souche conservée par la direction générale. 6) le volant pour le contrôle.
c) l'ordre pour le directeur du grenier.
d) le reçu pour le comptable du grenier.
e) l'ordre pour le directeur de la minoterie.
f) Tordre de réception pour le directeur du magasin.
g) l'ordre de réception pour le comptable du magasin.
Le directeur du grenier enregistre l'ordre sur un livre ad !oc et colle en marge le coupon justificatif c. Le comptable se lébite des grains sortis et garde le coupon d comme pièce jusifîcative lorsqu'il sera soumis au jugement de la Cour dos Comptes.
Le directeur de la minoterie enregistre également son coupon
signe les coupons c et tZ pour constater la livraison qui
ui est faite des grains. S'il survient quelque difficulté elle est
)ortée devant le directeur général qui statue sur rapport oral
>u procès-verbal écrit.
Le directeur de la minoterie qui a reçu son coupon en même emps que le grenier, c'est-à-lire avant que celui-ci livre les îrains, a le temps de donner aux équipes les ordres de marche lécessaîres, au moyen de fiches décomposant, pour ainsi parer. Tordre de service.
Lorsque le blé est moulu et bluté, la farine est livrée au magasin; le directeur de celui-ci a été averti par la remise du coupon /'qu'il enregistre, et a pris les mesures nécessaires pour recevoir ladite farine ; il signe, lorsqu'il on prend livraison, le coupon e sur lequel .1 comptable appose également sa signa ture; le coupon g que ce dernier garde, lui servira de même pièce comptable.
II. Ordre de mélanges de farines. — Il comprend également! outre la souche du directeur général, et le volant du contrôle, un premier coupon gardé pur le directeur farinier, un autre (ju: sera remis au directeur de la boulangerie pour le renseignei sur le pétrissage. Enfin un troisième coupon sera destiné i décharger le comptable du magasin qui, à l'instant où les fari nés entrent dans la chaml)rc des mélanges, cesse d'en être reS' ponsable. Naturellement tous ces coupons sont dûment enre gistrés et signés au fur et à mesure des opérations.
Les farines mélangées passeront du magasin à la boulange rie en vertu du troisième ordre de service.
III. Ordre de boulange, — qui se décompose également* ei souche, volant de contrôle, ordre de livraison des farines mé langées, désignées par types, ordre de boulange destiné ai directeur du fournil, ordre de livraison pour celui de la pane terie. Le directeur de la boulangerie monnaie, pour ainsi dire l'ordre de service en fiches qui seront remises aux chefs d'é quipe qui les trouveront à l'heure oii ils arrivent dans un boite ad hoc
IV. Ordres de départ. — Ils sont établis par la direction gé nérale à raison d'un par Economat et se décomposent ains:
10 souche pour la direction générale.
2« volant pour le contrôle.
3° ordre pour la paneterie.
4° récépissé pour la Régie des Transports.
50 talon pour l'Economat.
La Régie des Transports est représentée à l'arrivée et départ par un employé. Celui du départ reçoit le panier ferir et signe sur la souche (1") un reçu du nombre, du poids et c l'état des paniers qui voyagent accompagnés delà pièce 4° réc pissé.
A l'Economat l'employé do la Régie se fait décharger par u reçu au dos du récépissé qu'il garde. S'il y a des manquanou avaries le procès-verbal est signé par les parties et rédi{ sur un carnet spécial en trois exemplaires dont l'un est gare par l'Economat, l'autre remis par la Régie et le troisième envoj à la paneterie. Il est mentionné sur une note au dos du récépis! et du talon. L'Economat ouvre les paniers; s'il constate ui erreur en plus ou en moins il l'annote sur le talon et adres!
i la paneterie une réclamation par écrit dont il garde le dou- ►le, sauf bien entendu à téléphoner en cas de nécessité.
Annexe S. — Distribution du Lait.
Le tableau établi pour chaque poste de distribution, et pour e matin et soir de chaque jour comprend les colonnes suivanes.
40 Désignation des Economats.
2o Nombre de litres que chacun d'eux demande.
3® Nombre de pots (de 20 litres) correspondant.
4® Nombre de litres en plus.
5» Désignation des laiteries.
6« Possibilité de chacune d'elles.
7« Demande adressée à chacune d'elles.
8* Observations.
On fait ressortir au bas le total en litres des fournitures, le lombre de pots à livrer directement aux Economats, celui des )0ts de supplément, employés à fournir aux Economats les itres qu'ils demandent au delà d'un nombre rond de pots, et es pots de réserve destinés à satisfaire aux demandes formuées par les Economats au cours de la journée.
Annexe 4, — Ordres de service de l'Abattoir.
L'ordre d'abattage comprend les parties suivantes identiques •souche, 2"» volant du contrôle, 3» ordre de remise au directeur lu service de réception, 4° reçu au comptable-matière de ce jervice, 5" ordre proprement dit, d'abattage au directeur de 'abattoir, 6» ordre de découpage au directeur des étaux, 7» or- Ire de livraison au service du départ.
Le directeur de l'abattoir décharge la ferme en signant un reçu sur les coupons 3 et 4, il est déchargé, de même par le lirecteur des étaux au dos du 5», enfin le départ acquitte le n» 6. Bien entendu ces reçus sont annotés des réserves en cas d'er- 'eurs, avaries, etc. lesquelles donnent lieu à des procès-verbaux m due forme, en nombre convenable d'exemplaires, signés des }arties en cause.
Les directeurs répartissent le travail entre leurs équipes ou îommandites par des fiches décomposant les ordres qu'ils ont reçus eux-mêmes.
Quant aux ordres de départ il en est établi un pour chaque Economat; il comporte les parties suivantes en outre de la souche (lo) et du volant de contrôle (2<») ; l'ordre pour le chef du iépart(3<») le récépissé pour la Régie des Transports (4»), l'avis [pour l'Economat qui lui est envoyé directement. L'employé des 'transports décharge l'Abattoir sur le coupon 3 et se fait lui-
méine décharger sur le n» 4. Les pertes, retards ou avaries de paniers donnent lieu entre l'Economat et les Transports à un procès-verbal au dos de ce même coupon. Quant aux réclamations relatives à la qualité ou à la quantité de viande, elles «îont adressées au directeur général de l'Abattoir.
Annexe 5. — Journaux.
Les numéros sont vendus moyennant des jetons ou une mon naie fiduciaire de consommation.
L'Economat reçoit les abonnements, il en porte ie coût sur le livret de consommation, puis inscrit le nom de l'abonné, le n« de son compte, celui de son livret, l'indication de son domi-' cile, le journal ou la revue, la durée de l'abonnement, sur un carnet d' abonne me7it dont les feuilles sont suivant la règle générale, composées de parties identiques et séparables 4° la souche, 2» le volant du contrôle, 3«» le reçu de l'abonné, 4» le coupon qui est envoyé au journal pour l'avertir de l'abonncment, lequel étant percé d'un trou peut être rangé comme une fiche dans une l)oiti', 5« la cinquième partie reste adhérente à la souche, elle est remise à l'abonné, quand il quitte l'Habitat, avec, en monnaie de consommation, la somme afférente à la période restant à courir. Il transporte le coupon et l'argent à l'Economat de son nouveau domicile où on procède comme pour un abonnement nouveau.
Pour obtenir le nombre d'exemplaires nécessaires à ce double service de vente au n» et d'abonnement, l'Economat établit et envoie régulièrement tous les mois à chaque service de départ pour tous les périodiques qu'il expédie, une feuille de commandes dont il garde le double. En cas de nécessité il modifie sa commande par une feuille rectificative, et pour les numéros isolés ou qui ne seront demandés que pour quelquesjours il en"voi€ une demande de supple'ments.
Voici comment est organisé le di'part. hea journaux, au sortir "tlë la rotative passent mécaniquement dans une machine à" compter, qui sépare le nombre d'exemplaires demandé ]«our uii Economat, nombre qu'un employé marque sur un cadran diaprés les feuilles de commando qu'il a sous les yeux. La liasse munie de deux numéros dont l'un rouge indique le nombre d'exemplaires et l'autre bleu celui de l'Economat va rejoindre les autres journaux qui ont la môme adresse en un sac lequel est remis scellé à la Régie des Transports. Celle-ci l'apporte à l'Economat, ou les journaux sont étalés, ou distribués à domicile aux acheteurs habituels et abonnés.
Les « bouillons » sont renvoyés périodiquement dans les sacs avec un bordereau récapitulatif.
Le même système s'appliquerait en dehors de la ville, à cette nécessité près où on serait parfois d'organiser des agences in-
termédiaires ou relais qui seraient vis-à-vis des expéditeurs comme un Economat et pour le réceptionnaire joueraient le rôle du service de départ.
Le règlement pécuniaire se ferait au moyen d'un clearingdevant laisser à l'Economat, aux agences et à la Société du départ un bénéfice commercial résultant d'une remise faite par le journal, laquelle serait la même pour les abonnements et la vente.
I L'Economat compterait mensuellement avec son correspon-
liant immédiat (départ ou relai) au moyen de bordereaux grou-
Ipant les périodiques par leur prix ; on totaliserait tous ceux
IJi'un sou, de deux sous, etc. Ces bordereaux établis à l'aide de
Quméros rouges dont j'ai parlé, et qui doivent être conservés
3t renvoyés à l'appui totaliseraient, 1» les exemplaires annon-
îés, 2' ceux envoyés en plus par erreur; puis de ce total dé-
iuiraient !« les erreurs en moins, 2» les bouillons. Ainsi s'éta-
Dlirait la dette de l'Economat à l'égard non du journal, mais
le l'agence ou du départ, laquelle dette est acquittée par un
rirement de banque, du passif commercial de l'un à l'actif do
'autre.
Le départ se libère envers la Régie des frais de transports
alculés uniformément quelle que soit la distance d'après le
)Oids. Bordereaux et virement de compte ne présentent ici rien
'exceptionnel.
La Société du journal règle avec le clicheur à forfait et avec a société d'imprimerie, d'après le nombre d'exemplaires en-, egistrc par les compteurs, et récapitulé en bordereaux qupti-' iens et mensuels. '' •
Ces mêmes bordereaux déterminent la dette du « départ ». Iluffit de multiplier le nombre des exemplaires compt'és à la» ûachine, par le prix de l'unité et de déduire du total les in ■ fendus, lesquels sont décomptés à un taux inférieur, car il faut enir compte de la manutention et du transport inutiles.
Annexe 6. — Catalogue Général.
H est préparé de la manière suivante ; l'imprimeur doit oindre aux exemplaires de chaque ouvrage, fascicule ou n^de evue qu'il remet, un cliché reproduisant de la façon prescrite •ar le règlement et avec l'indice décimal le titre de cet ou- Tage et, pour les périodiques ou recueils, le titre des articles [u'ils contiennent.
A l'aide de ces clichés on imprime in piano, sur un papier aince de couleur variable," une publication mensuelle dont les lotices découpées et collées sur fiches constitueront un Réperoire classé par ordre alphabétique et méthodique ; (suivant la lassification décimale créée par des bibliothécaires américaina
et adoptée par MM. Lafontaine et Otlet pour la Bibliographie générale de Bruxelles) qui complétera les œuvres similaires de l'étranger. Un exemplaire se trouvera dans chacune des librairies. Des extraits partiels seront envoyés aux Universités, Ecoles, associations scientifiques, grandes bibliothèques de France et de l'Etranger, qui pourront recevoir la publication mensuelle, comme les Economats.
Section IV.
Commerce de Gros.
Cette administration est chargée de recevoir des Régies, Sociétés ou Maîtrises ou du Commerce Extérieur, les matières premières, de les conserver et de les transmettre aux organes producteurs qui doivent les transformer, entre lesquels elle est un intermédiaire obligatoire pour les commandes ou marchés de fournitures.
Les directeurs provinciaux ont, sous leur autorité, réparties convenablement, des agences locales d'information, de transmission et d'exécution, et des Entrepôts, les uns généraux, d'autres spéciaux à certaines choses, à raison de leur nature ou de la proximité des établissements qui les produisent ou les emploient. Pour leur organisation le Collectivisme s'inspirera du régime des Douanes, actuel. On pourrait lui emprunter notamment la division des Entrepôts en réels et fictifs. Les premiers seraient ceux administrés directement par la Hégie, les autres seraient constitués par les locaux même des organes producteurs. Une Société conserverait les marchandises élaborées sous sa responsabilité, mais comme déléguée du «Gros » qui les posséderait ainsi, suivant les expressions des jurisconsultes de Rome, animo suo corpore alieno. »
Ces Entrepôts auraient une comptabilité matière et seraient suivant la règle générale des maisons de commerce assumant à forfait la garde, la manutention et les avaries ou déchets, pouvant réaliser des bénéfices ou su-