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LA FORME ET LE FOND

Le vivant est un édifice, — un édifice de vivants. Un chien, un cheval, un lion, sont des individus

27i L/\ PSYCHOLOGIE BIO-SOCIALE.

con. posés de milliards d'individus élémentaires. Un animal est un peuple d'animalcules. Un homme est une grappe immense d'ôtres microscopiques appelés cellules.

Et il en est de même pour la plante que pourl'animal. Un saule, un rosier, un lys, ou un brin d'herbe, c'est aussi là un édifice de cellules, c'est-à-dire d'organismes infinitésimaux.

Maintenant, pourquoi ces agrégats révèlent-ils telle ou telle forme, la forme lys ou la forme lion?

C'est ce que la science moderne va nous expliquer clairement.

La forme n'est pas revêtue : elle sort lentement des lois mêmes de l'être et du dedans des choses.

En effet cette multitude de cellules qui constituent une plante ou un animal ne s'agglomèrent pas en tas hasardeux et informe. Elles se divisent le travail, elles se répartissent les fonctions, et, par conséquent, elles se distribuent en groupes spéciaux, distincts et coordonnés, qui constituent un système d'organes ou organisme total.

Cet organisme, construit dans l'espace, est un édifice dont les contours extérieurs sont nécessairement déterminés par la charpente intérieure.

Parexemple, chez l'homme, la fonction d'information et de direction est dévolue à un groupe de cellules qui constitue la tête ; la fonction de préhension à deux autres groupes qui constituent les bras ; la fonction de locomotion à deux autres groupes qui constituent les jambes, etc., etc.

Ainsi la configuration externe n'est que l'expression de la construction interne. La figure visible n'est que la traduction de la structure cachée.

La forme sort du fond.

GENÈSE mi SENS IDÉAL.

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