‹ La cité moderneChapitre 18 sur 467 · INTRODUCTION. XXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXI

En ce sens, la Révolution n'est pas venue pour supprimer le principe hiérarchique de l'Ancien Régime, mais au contraire pour le rétablir, puisqu'il s'était faussé, détruit et renié lui-même.

Ce n'est pas parce qu'il était hiérarchique que l'Ancien Régime était mauvais et a été renversé; c'est au contraire, parce qu'il n'était plus que faussement et mensongèrement hiérarchique.

Il était nécessaire de déposer les faux chefs, pour investir les vrais chefs, c'est-à-dire de transporter le pouvoir, de ceux qui n'avaient pas la capacité naturelle, à ceux qui l'avaient, entendez, d'un Soubise à un Marceau, ou d'un Loménie de Brienne à un Riquetli de Mirabeau.

La Révolution, en inaugurant la démocratie, a entendu organiser une sélection plus rigoureuse et plus intense. Et, en ce sens aussi, la démocratie n'est autre chose qu'une arisiophilie aiguë.

La Révolution française a donc été, ou voulu être, un immense et violent retour à la loi fondamentale, qui exige que les forts d'esprit et de cœur dirigent, et que les débiles et les médiocres soient dirigés.

La Révolution, et aussi l'Empire, en « ouvrant la carrière au mérite », ont restauré à jamais le principe de la saine, naturelle, légitime et salutaire hiérarchie.

l'énergique sélection des valeurs par napoléon.

Qu'est-ce en effet que la Révolution et l'Empire sinon une énergique sélection des valeurs?

La Révolution, rien qu'en rompant l'antique réseau des entraves factices, fait surgir aux camps et aux tri-

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