LE « MOI » DE L'ANIMAL PHYSIQUE, ET LE « MOI » DE LANIMAL POLITIQUE
En effet, qu'est-ce que le « moi » animal?
C'est la conscience centrale de l'association des cellules.
Les cellules, isolées, ont une conscience particulière faible. Les cellules, associées, ont une conscience commune puissante.
Par l'association, les cellules condensent et renfoncent leur degré de conscience. L'association est un grossissant et un multipliant.
La conscience de l'animal physique est donc un haut bénéfice dû à l'association, c'est-à-dire à la division du travail et à la coordination.
Autant en faut-il dire pour la conscience de l'animal politique.
Le « moi de la cité », comme le « moi de l'animal » est le condensateur des consciences composantes.
Les anthropoïdes, en s'associant, condensent leurs humbles mentalités animales respectives en une haute et puissante mentalité sociale, commune ou générale ou publique.
De là des conséquences curieuses.
Quand vous dites « moi », soupçonnez-vous que celle émission dune syllabe est le produit du jeu combiné de l'organisme physique et de l'organisme politique, et par conséquent le résultat de l'immense évolution biologique, qui a constitué la faune terrestre, et de l'incommensurable évolution sociologique, qui est en train de construire cet énorme animal suprême qu'on appelle la cité?
SOCIALISATION DB L'IDÉE DO « HOI ». i