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IL NY A PAS DE « MORT » ABSOLUE

La mort politique ou mort de 1' âme « pensante », la mort physique même ou mort de Yâme « sentante », est-ce la mort absolue*!

Non. 77 ny a pas de mort absolue.

Reprenons notre postulat initial : il y a des « simples ».

Cet élément radical de l'univers, le « simple », qu'est-il ? Une force, une force indestructible. Car, le problème de l'origine du « simple », on s'en souvient, se trouve écarté par notre postulat.

Le « simple » est indestructible. C'est ce que signifient ces maximes souveraines de la science moderne :! rien ne se crée et rien ne s'anéantit. La quantité de la force est constante. J'ajouterai : le néant, par définition, même et par étymologie, nest pas.

D'autre part le « simple » porte en lui toutes les richesses, mais sourdement, virtuellement.

Ce n'est que dans et par Y association que ces richesses peuvent passer de la puissance à l'acte, et de l'engourdissement à la vie battante.

Le « simple » s'associe donc.

Il entre dans une association primaire ou du premier degré. Et par là il éveille quelques-unes de ses énergies.

Cette première association peut se dissoudre; ou bien elle peut elle-même, en jouant le rôle de simple, entrer dans une association plus complexe et plus vaste.

Cette seconde association aussi peut se dissoudre, ou bien entrer dans une troisième. Et ainsi de suite indéfiniment.

Supposons le simple engagé dans une association du cinquième degré par exemple. Par chaque association il aura acquis un surcroît d'existence effective, une âme nouvelle.

Supposons maintenant que ces cinq associations se dissolvent, ce seront donc là cinq morts successives, c'est-à-dire cinq évanouissements d'âmes?

Mais, évanouissement, est-ce le mot juste? Non, car, au bout de ces cinq dissolutions, le « simple » se retrouve intact, et tel qu'à l'origine. Cela veut dire que ses énergies qui, de latentes dans l'isolement primordial, étaient devenues de plus en plus patentes dans les associations progressives, sont redevenues latentes au fur et à mesure des dissociations successives.

Le dé-veloppé s'est ré-enveloppé. Le réel est rentré aux limbes du possible. Les splendeurs de l'être se sont reployées dans l'apparent non-être, — en attendant de nouvelles et plus magiques évocations, dans et par de nouvelles associations.

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