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LA « FONTAINE DE JOUVENCE » DE L'UNIVERS

Ce qui dure, ce sont les « simples ». Ce qui périt, c'est « l'association », et les grands éclairs de vie et dame qu'elle tire des « simples ».

Le « simple » éternellement s engage et se dégage^

LA MOItT ET LES SANCTIONS IMMANENTES.

et, par conséquent, « s'éteint» ou se «rallume», comme disait le vieil Iléraclile.

Oui, l'éternité est remplie par cet apparent travail «le Pénélope.

C'est un rhythme sans fin de constructions et de destructions.

Un poète contemporain a parlé aussi quelque part de ces atomes, dont les rencontres donnent aux choses leurs aspects magnifiques : ils se nouent et se dénouent, dit-il, et voilà la vie et la mort....

A y bien regarder en effet, ai-je dit, la consistance, non pas seulement des créations de chair et de sang, mais des granits même, des continents, des astres, et des mondes est à peu près celle de ces anneaux de fumée que l'œil regarde se nouer et se dénouer mollement...

Le « simple » ne se livre jamais. Il seprête seulement.

L'affinité l'engage. Mais l'indépendance le dégage.

Ces deux instincts, également indomptables, sont l'essence môme de l'ôtre, et la Nature a pour double devise : « Amour et Liberté ! »

Le « simple », de l'association la plus étroite, de l'étreinte la plus puissante, se désenlace pourtant à la fin. Il glisse des doigts, irrésistiblement; il est lubrique comme un reptile. Et la prise se perd sur son humide et élastique ondoiement.

Cette incoercibilité du « simple » qui toujours sort d'une association pour entrer dans une autre, c'est l'éternel rajeunissement des choses, l'éternelle Source de jouvence de l'univers.

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