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RETENIR LES PROFITS ET DÉCLINER LES PERTES NE SE PEUT

Un organisme est un système de fonctions. Quand une ou plusieurs fonctions ne sont que peu ou pas rem plies, l'organisme va mal. Or la cité est un organisme, un organisme à la seconde puissance, comme le corps est

un organisme à la première puissance. Par conséquent tous les « citoyens » de la « cité » sont des « fonctionnaires », c'est-à-dire remplissent ou ont à remplir des « fonctions ». Si plusieurs s'en acquittent mal, leurs associés en pâlissent nécessairement, quoiqu'ils fassent, eux, leur devoir.

Cela est de toute évidence, — et de toute légitimité.

Vous murmurez en effet : pourquoi faut-il que je pâtisse du vice des « méchants » ?

Je vous réponds : ne bénéficiez-vous pas de la vertu des « bons »?

Vous voudriez donc vous assurer Y « actif », et décliner le « passif » ! Vous ignorez donc qu'une association est une solidarité, et que la solidarité s'étend aux pertes comme aux profits ! C'est la belle formule du mariage anglais où les époux déclarent s'unir pour les bons et les mauvais jours, « for bélier and for worse », pour la prospérité et pour l'adversité.

Que si vous voulez décliner les inconvénients, il faut aussi décliner les avantages. C'est-à-dire il faut dénoncer le pacte social, il faut rompre l'association, il faut sortir de la société, il faut renier la cité.

Mais qu'est-ce que renier la cité? C'est redescendre de la vie solidaire à la vie solitaire.

Or la vie solidaire, c'est le magnifique épanouissement de la richesse psychique et économique ; tandis que la vie solitaire c'est l'affreuse misère spirituelle et matérielle.

La vie solidaire, ce sont les splendeurs de la civilisation. La vie solitaire, c'est l'indigence, c'est la détresse de la sauvagerie.

REJET DE LA SECONDE THÈSE OU THESE DE l/lNIQUITÉ

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