‹ La cité moderneChapitre 334 sur 467 · DIRECTEMENT · texte numérisé non relu

DIRECTEMENT

Le dogme de la vie future est donc sapé et ruiné d'avance, indirectement, — avant qu'on y touche.

Mais si on le scrute en lui-même, il apparaît encore bien plus caduc.

On dit:

1° Le corps est composé, et décomposable, c'est-àdire périssable;

2° L' « âme », au contraire, est simple, donc indécomposable, c'est-à-dire impérissable;

3° L' « âme », simple, survit à la décomposition du corps ;

4° L' « âme » entre dès lors dans une existence nouvelle ;

5° Dans cette existence nouvelle, 1' « âme » doit trouver enfin le bonheur;

6° Renonçons donc à nous évertuer inutilement dans cette ingrate vie terrestre.

Je le répète : l'hypothèse d'une vie future a paru nécessitée par la plainte du juste ici-bas. Or cette plainte, nous l'avons vu, n'est pas fondée. L'hypothèse tombe donc d'elle-même.

Mais admettons que la plainte soit fondée : l'hypothèse d'une vie future, telle qu'on la formule, n'en est pas moins insoutenable, aux six points de vue suivants»

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