LE DEHORS ET LE DEDANS
La substance unique peut être aperçue, soit du dehors, soit du dedans;
Par l'ob-servation, ou par la ré-flexion;
Par la pro-spection, ou par l'intro-spection ;
Par l'expérience externe, ou par l'expérience interne ;
Par les sens extérieurs, ou par le sens intime.
Elle est donc tour à tour :
Soit phénoménale, soit nouménale;
Soit matérielle, soit immatérielle (ou spirituelle)
C'est-à-dire qu'elle est tour à tour :
Soit ob-jet, soit su-jet.
Et, par conséquent, elle relève :
Soit de la science, soit de la conscience.
Soit de la physique, soit de la métaphysique.
Mais le point de vue extérieur est manifestement le point de vue de l'apparence ; et c'est du dedans qu'est saisie la réalité.
Le point de vue intérieur est le point de vue véritable.
Toutes les spéculations philosophiques aboutissent irrésistiblement à une théorie idéaliste de ta matière, «et à une théorie finaliste du mouvement.
DIX PRINCIPALES CONCLUSIONS. r,>7
La matière n'est que l'extériorisé de l'espril ; et le mécanisme n'est que le masque de la finalité.
Ainsi, selon nous, Yexlèrieur se doit expliquer par {'intérieur; comme, ajouterons-nous plus loin, l'inférieur se doit expliquer par le supérieur.
Du dehors, tout est matière; du dedans, tout esl esprit. Et on pourrait dire de la Nature, ce qu'Edmond About disait d'une de ses héroïnes : qu'elle est pareille a ces lampes d'albûtre qu'une flamme intérieure l'ait doucement resplendir...