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LE PROBLÈME ÉTHIQUE : ÉGOÏSME ET ALTRUISME

J'ai consacré à ce problème les quatorze chapitres de mon livre IL Je n'y reviens ici que pour rappeler brièvement le point essentiel.

Quel peut être, quel doit être le rapport de « moi » à « autrui »? Voilà la grande énigme de la morale

Or tout le monde, ou peu s'en faut, s'accorde à dire que les intérêts des hommes sont opposés.

Cela étant, il semble qu'il n'y ait que deux solutions possibles :

1° Ou bien se battre à outrance;

2° Ou bien se faire des concessions.

C'est-à-dire :

1° Ou bien poussera fond ses exigences;

2° Ou bien limiter de soi-même ses revendications.

Dans le premier cas, on risque d'être vaincu et de tout perdre. Dans le second cas, on se résigne à sacrifier quelque chose, pour ne pas risquer de perdre tout.

Mais qu'arrive-t-il? C'est que les forts préfèrent la lutte. Quant aux faibles qui se flattaient de conjurer la ruine totale par de partielles concessions, ils n'en sont pas moins culbutés et dépouillés.

De sorte qu'en définitive, la vie sociale reste un

DIX PRINCIPALES CONCLUSIONS. »i

champ clos où se déchaînent irrésistiblement les jeux de la force et du hasard.

IVllc csl la manière de voir la plus généralement acceptée, au moins in petto.

C'est cette manière de voir que j'ai combattue, de la façon suivante.

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