‹ La cité moderneChapitre 57 sur 467 · SOLIDARITE DES SCIENCES · texte numérisé non relu

SOLIDARITE DES SCIENCES

Telles sont les idées nouvelles propagées par la biologie.

Or, nul n'ignore qu'il ne saurait y avoir de découverte, de progrès dans une science quelconque, sans que cette découverte ou ce progrès aient leur répercussion prolongée et profonde dans toutes les autres sciences.

Auguste Comte a montré avec force comment les sciences mathématiques étaient le grand outil du progrès pour les sciences mécaniques, et en particulier pour la mécanique céleste ou astronomie ; comment les sciences mécaniques étaient utiles aux sciences physico-chimiques ; comment les sciences physicochimiques éclairaient les sciences biologiques ; comment enfin les sciences biologiques permettaient de concevoir et d'établir la sociologie.

Je l'ai écrit moi-même autre part : « Oui ne voit comment le grand groupe des sciences matérielles (physiques et vitales) et le grand groupe des sciences spirituelles (morales et juridiques) sont destinés à agir et

réagir de plus en plus l'un sur l'autre et à se féconder réciproquement? »

L'intuitive comtesse d'Agoult avait coutume de dire que les progrès des sciences de la nature, notamment, ne pouvaient manquer d'illuminer par des analogies profondes et inattendues tout le mystère du monde moral.

Voyons donc si ce ne serait pas ici le cas.

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