ET EN MORALE
Telle est donc notre hypothèse bio-sociale.
Il nous reste à la transporter d'abord en psychologie, pour voir si elle est capable de résoudre, dans la théorie de la connaissance, le conflit du matérialisme et di\ spiritualisme, c'est-à-dire le conflit de la raison et de \ instinct.
Il nous restera à la transporter ensuite en morale,
pour voir si elle est capable de résoudre, dans la théorie de la conduite, le conflit du matérialisme et du spiritualisme, c'est-à-dire le conflit de la force et du droit.
Un seul mot, auparavant.
Dans Le monde comme volonté et comme représentation (Ira cl. de M. A. Burdeau ; préface de la lrc édit., p. VI), Schopenhauer fait la déclaration suivante :
«... L'auteur pourra se trouver amené parfois à se répéter : on devra l'excuser sur la difficulté du sujet. La structure de l'ensemble qu'il présente, et qui ne s'offre pas sous l'aspect d'une chaîne d'idées, mais d'un tout organique, l'oblige d'ailleurs à toucher deux fois certains points de sa matière... »
J'ose espérer que le lecteur, à cet égard, voudra bien m'accorder aussi les circonstances atténuantes.