‹ La cité mystique de DieuChapitre 113 sur 122 · PART. II, LIV. V, CMAP. II · texte numérisé non relu

PART. II, LIV. V, CMAP. II

et ma demeure se trouve dans l'assemblée des saints (1). 732. L'Ecclésiastique, contiuuant à décrire les autres excellences de l'auguste Marie, dit encore : J'ai étendu mes branches comme le térébinthe, et mes branches sont des branches d'honneur et de (jràce. J'ai poussé des fleurs d'une agréable odeur comme la vigne, et mes fleurs deviendront des fruits de gloire et d'abondance. Je suis la Mère du pur amour, de la crainte, de la science et de V espérance sainte. En moi est toute la grâce de la voie et de la vérité, en moi est toute l'espérance de la vie et de la vertu. Venez à moi, vous tous qui me désirez avec ardeur, et vous serez remplis des fruits que je porte : car mon esprit est plus doux que le miel, et mon héritage l'emporte sur le miel le plus excellent ; la mémoire de mon nom passera dans la suite de tous les siècles. Ceux qui me mangent auront encore faim, et ceux qui me boivent auront encore soif. Celui qui m'écoute ne sera point confondu; et ceua; qui agissent en moi ne pécheront point. Et ceux; qui me trouvent auront la vie éternelle (2). Ce que je viens de copier littéralement du chapitre de l'Ecclésiastique est plus que suffisant pour découvrir les excellences de la très- pure Marie; les âmes pieuses y apprendront tant de mystères qui la concernent, que leur force secrète les attirera à cette Mère de la grâce, et leur donnera quelque connaissance de la grandeur incompréhensible à laquelle l'enseignement de son adorable Fils l'a élevée par un décret de la bienheureuse Trinité. Cette auguste Souveraine fut l'Arche véritable du nouveau Testament (3) ; et la surabondance de la sagesse et de la grâce dont elle est enrichie rejaillit et rejaillira sur les autres saints jusqu'à la fin du monde.

Page 1