PART. M, LIV. IV, CUAP. IX
pratiquer une prompte obéissance et une humble soumission envers tous, préférant toujours le sentiment d'autrui au vôtre. De sorte que, lorsque vos supérieurs et vos pères spirituels vous prescriront quelque chose, vous leur devez obéir aveuglément, quand même vous sauriez que le contraire de ce qu'ils prévoient va arriver; comme je savais, moi, que dans le voyage de Bethléem ne se réahserait pas ce qu'espérait mon saint époux Joseph. Et si c'est un inférieur ou un égal qui vous commande, exécutez sans réplique tout ce qui ne sera point péché ou imperfection. Écoutez tout le monde en silence et avec attention, afin de vous instruire. Ayez dans vos paroles cette circonspection qui caractérise la prudence. Je vous rappelle aussi la nécessité de demander la bénédiction du Seigneur en tout ce que vous ferez, afin de ne point vous écarter de son bon plaisir. Et quand c'est possible, demandez-la également à votre Père spirituel; par cette conduite, vous ne perdrez pas le grand mérite et la perfection de vos diflerentes œuvres, et vous me donnerez la satisfaction que je désire devons.