PART. II, LIV. IV, CHAP. XXVI
attirés pai" la vertu de sa sainteté (1). On lui offrait de riches présents, afin qu'elle s'en servît; mais elle n'en accepta jamais aucun pour elle-même; car les saints époux se nourrirent toujours de leur travail. Ou bien, lorsqu'elle se croyait obligée de recevoir quelque cadeau par honnêteté , elle le dislril)uait incontinent aux pauvres. C'était seulement pour cela qu'elle se prêtait à la piété, et en même temps à la consolation de quelques dévots, à qui elle donnait môme bien souvent quelques-uns de ses ouvrages en témoignage de sa reconnaissance. On pourra deviner par ces merveilles combien ils en auront fait dans le cours des sept années qu'ils demeurèrent à Héliopolis; car il serait impossible de les raconter en détail.
Instruction que me donna l'auguste Marie, Reine du ciel.
670. Ma fille, vous avez été frappée d'admiration à la vue des œuvres de miséricorde que j'exerçais en Egypte, soulageant les pauvres et guérissant les malades de tant de sortes de maladies, pour leur procurer à la foi la santé du corps et de l'àme. Mais vous concevrez comment cela s'accordait avec ma retenue, et avec le goût que j'avais pour la retraite, si vous réfléchissez à l'amour immense qui porta mon très -saint Fils aussitôt ciu'il fut né à aller porter le salut dans ce royaume, en donnant à ses habitants les prémices du feu de la charité, dont son cœur était enflammé pour le salut de tous les mortels. Il me communiqua cette charité et me choisit pour être l'instrument de la sienne, aussi bien que de son pouvoir;