‹ La cité mystique de DieuChapitre 99 sur 122 · P8. XLIV · texte numérisé non relu

P8. XLIV

444 LA CITE JITSTIQCE.

sans quoi je ii"aurais pas osé entreprendre une telle mission de mon propre mouvement, parce que mon inclinalion me faisait toujours pencher à la retraite et au silence; mais la volonté de mon Fils et de mon Seigneur me conduisait en tout. Je veux , ma bien-aimée , qu'à mon imitation vous travailliez au bien et au salut de votre prochain , et que vous tâchiez de me suivre dans cette voie avec la perfection et d'après les règles que je gardais. Vous ne devez pas chercher les occasions, mais attendre que le Seigneur vous les fournisse, à moins qu'une circonstance extraordinaire ne vous force de prendre les devants. Mais en toute reticontre tâchez d'instruire et d'éclairer ceux que vous pourrez par la lumière que vous avez reçue, non point comne exerçant l'office de Maîtresse, mais avec des marques qui fassent connaître que \ ous ne voulez que consoler vos frères, que compatir à leurs peines, et que leur apprendre à supporter avec patience leurs propres afllictions, unissant à cet effet à la pratique de la charité beaucoup dhumilité et de prudence.

671. Exhortez et corrigez vos inférieures, et amenezles à ce qui sera le plus parfait et le plus agréable au Seigneur; car après que vous aurez vous-même pratiqué cette perfection, le plus grand service que vous pourrez rendre à la Majesté divine sera d'encourager et d'instruire les autres, selon vos forces et selon la grâce que vous en avez reçu. Quant à ceux à qui vous ne pouvez vous adresser, priez continuellement pour leur salut, afin d'étendre votre charité sur tous. Ainsi, puisque vous no pouvez pas vous occuper des malades qui sont hors du monastère , redoublez vos soins envers celles qui s'y Irouvent, vous employant à leur service, et contribuant \ous-u)ôme à tout ce qui pourra les soulager et les cou-

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