‹ La citoyenne TallienChapitre 19 sur 122 · Cit. Tal · texte numérisé non relu

Cit. Tal

— Cit. Tal.

nomma, le 10 juillet 1793, quatre commissaires munis de tous pouvoirs pour rétablir son autorité à Bordeaux. Ces commissaires étaient Chaudron-Rousseau, Tallien, Ysabeau et Garrau.

Mais à peine avait-elle congédié Treilhard et Mathieu, que l'insurrection bordelaise réfléchit sur les conséquences de ses actes : la lassitude, la crainte, des ambitions qui n'eurent pas la force d'affronter la lutte, des rancunes aussi, jetèrent le découragement dans la Commission jjopiilaire. On pensa à recruter des forces pour marcher sur Paris et entraîner les autres départements : on n'arriva pas à réunir plus de quatre cents hommes. La Commission était vaincue : comme on la vit la plus faible, on l'abandonna et le 2 août, elle prononçait elle-même sa dissolution.

La Convention avait fulminé une sorte d'excommunication contre Bordeaux. Les commissaires Ysabeau et Baudot, arrivés le 19 août, furent nal accueillis d'une population qui avait souffert des mesures vexatoires, visites domiciliaires, etc., édictées par l'Assemblée : injuriés, bousculés par les « habits quarrés » (c'est ainsi qu'on appelait les jeunes élégants), ils en imposèrent par leur fermeté et leur courage. Mais, gardés à vue par une foule hurlante durant toute la nuit, ils déclarèrent qu'ils allaient quitter Bordeaux puisqu'ils n'y étaient pas libres.

Quelques citoyens qui avaient conservé leur sangfroid et qui jugeaient sainement les conséquences d^ l'accueil fait aux représentants et celles de leur départ, les supplièrent de revenir sur leur décision. Ils furent inflexibles et partirent, non sans être l'objet de nouvelles et regrettables violences.

A peine furent-ils partis que les tètes se calmèrent. On leur envoya des adresses. Il faut citer, entre

autres, celle des citoyennes Amies de la Liberté et de r Egalité, remarquable en ce qu'elle invoque les sentiments de conciliation et de générosité des représentants. On ne sait si la citoyenne Thérésia Cabarrus faisait partie de ce club féminin, mais celte adresse semble inspirée par un cœur bon comme le sien.

C'est à La Réole que s'étaient retirés Ysabcau et Baudot. C'est là que Tallien, arrivant de Tours, les rejoignit. Recevant les adresses et les vœux des Bordelais, instruits des inquiétudes qui les envahissaient, connaissant la disette qui les accablait, les représentants se sentirent forts et parlèrent haut. Ils demandèrent la dissolution de la Société de la jeunesse bordelaise : la société fut dissoute. Ils demandèrent la dissolution de la municipalité : elle fut prononcée et des commissaires choisis dans chacune des sections au nombre de deux par section, formèrent une nouvelle municipalité. Cette révolution, faite le 48 septembre par l'influence de la Société Franklin, le club jacobin de Bordeaux, assura le succès des Montagnards en cette ville.

•Ysabeau et Tallien créèrent un Comité révolutionnaire de surveillance chargé de diriger la nouvelle municipalité. Ce comité manifesta aussitôt son existence par les mesures les plus arbitraires : avec lui les dénonciations, les visites domiciliaires, les arrestations se multiplièrent. Puis les représentants, trouvant que le moment était venu de pénétrer dans Bordeaux, s'y firent précéder par des subsistances qu'ils avaient fait acheter dans les Charentes ; et, le 16 octobre, ils entrèrent à Bordeaux par une brèche pratiquée au mur de la ville près la porte Sainte-Eulalie ou de Berry. ..

ce Précédés et suivis d'une armée révolutionnaire de 3,000 hommes, sous le commandement des généraux

Di'une et Janet, le premier ami et le deuxième neveu de Danton, les conventionnels, impassibles et calmes en apparence, s'avançaient au milieu de la foule et du peuple dans des calèches découvertes. Ils avaient revêtu pour la circonstance leur costume traditionnel ^ . »

Il n'est pas probable que la vue des conventionnels et l'appareil militaire qui les entourait ait impressionné M""* Tliérésia Cabarrus. Il n'est pas probable non plus qu'ils l'aient conquise sur l'heure à la Révolution. Ses tendances politiques étaient libérales, tant par ses amis de Paris que par ses parents de Bordeaux : le haut commerce auquel appartenaient les Cabarrus, ruiné par la Révolution, ne pouvait guère être attaché à un état de choses qui avait tué les affaires en attendant qu'il en fit autant de ceux qui les faisaient. Les mesures révolutionnaires prises par les commissaires de la Convention ne durent pas non plus être bien sympathiques à la jeune femme. La ville, tout d'abord, fut placée hors du droit commun et l'arbitraire des représentants fut la seule loi. Cet arbitraire était cependant masqué par une apparence de légalité : une Commission militaire, exclusivement composée de civils à qui l'on donna pour la circonstance des grades de généraux, de colonels, de capitaines, etc., remplissait auprès des proconsuls de Bordeaux les fonctions remplies à Paris par le tribunal révolutionnaire auprès des comités de salut public et de sûreté générale. Lacombe en fut le président^.

1. A. DE ViviE, Histoire de la Terreur à Bordeaux, t. I, p. 409-410.

2. Ce Lacombe (Jean-Baptiste), ancien instituteur, condamné en 1787 à la prison pour escroquerie, iritelligcnt mais hnineux et sans aucun principe, avait deviné, dès le commencement de la

es LA CITOYENNE TALLIEN

Les commissaires de la Conventioh prirent des mesures pour que rinfluerice, parfois douce et clémente des femmes^ ne s'exerçât point sur ce tribunal, et Tallicn, qui ne prévoyait pas qu'il céderait bientôt plus qu'un autre à cette inlluence, signa un arrêté où se lisent ces phrases peu galantes :

« Considérant que les actes de la justice la plus sé- « vère doivent caractériser toutes les démarches des « représentants d'un grand peuple, et qu'ils doivent « fermer l'oreille à toutes espèces de sollicitations, « surtout à celles présentées par une portion de ce « sexe (autrefois appelé dames) dont la séduction est « le premier apanage et souvent le seul mérite ;

« Considérant que si le pauvre et l'opprimé doivent « avoir un accès facile auprès des hommes chargés « des affaires du peuple, les importuns, les oisifs, les « muscadins et les dames doivent être soigneusement « éloignés \.. »

Révolution, que les événements allaient pouvoir servir ses rancunes contre la société et ses ambitions mauvaises. Avec de l'audace, il avait cette faconde méridionale que les ignorants prennent si volontiers pour de l'éloquence. Un jour, en 1791, il avait apostï'ophé un prêtre en chaire et lui avait reproché de prêcher inconstitutionnellement. C'était un moyen d'attirer sur lui l'attention et de se mettre en évidence. Il était à la recherche de la popularité, pensant qu'elle le conduirait à la fortune. Souple devant ceux qui pouvaient lui être utiles, insolent pour les autres, il s'était fait bien venir de Tallien alors que celui-ci, en septembre 93, faisait une tournée dans le Libournais. Le mois suivant, Tallien, qui lui avait promis de l'employer, le bombardait président de la Commission militaire. Là il fit le violent et l'autoritaire à ce point qu'il annihila la Commission. Elle ne sut que lui obéir sans réplique.

Il périt sur l'échafaud après y avoir envoyé un très grand nombre de victimes.

1. Archives de la Gironde. — A. de Vivie, La Terreur à Bordeaux^ t. II, p. 29.

Mais il est temps de faire le portrait de Tallien, de cet homme qui fit une révolution dans la Révolution, de cet homme qui semblait appelé aux plus hautes destinées après le 9 thermidor, et qui, une fois cet effort fait, retomba flasque et vide, dans l'obscurité dont il n'aurait jamais dû sortir.

Tallien (Jean-Lambert), né à Paris le 23 janvier 1767, était le fils d'un domestique, portier, valet de chambre ou maître d'hôtel, peu importe, du marquis de Bercy. On a dit que le marquis était peut-être pour quelque chose dans la naissance de cet enfant, parce qu'il le fit élever comme ses propres enfants et lui témoigna une bienveillance que sa paresse et sa mauvaise conduite ne méritaient guère. C'est possible, mais c'est là une de ces choses qu'il est aussi difficile de prouver que de réfuter, et il faut se garder d'accueillir témérairement les interprétations méchantes que certaines gens aiment à donner aux choses les plus honnêtes et les plus désintéressées.

En fait d'études, le jeune Tallien n'apprit guère dans ses classes que ce qu'il lui en fallait pour fronder la société, jalouser ceux qui étaient au-dessus de lui par les talents ou la fortune et pérorer contre tout ce qui était élevé. Il fut, dans toute la force du terme, ce qu'on appelle un fruit sec.

Un jeune homme qui, comme lui, attendait, comme on dit vulgairement, que les alouettes lui tombassent du ciel toutes rôties, ne devait pas demeurer longtemps dans les emplois qu'on lui procura. 11 fut d'abord homme d'affaires du marquis de Bercy, puis clerc de procureur. Mais, se sentant peu de goût pour la basoche, ce dont on ne saurait le blâmer, il entra commis chez un négociant, puis dans une banque.

Le député Brostaret, de l'Assemblée constituante,

le prit comme copiste. Il fat ensuite accepté par M. Pankoucke pour un emploi subalterne au Moniteur.

Il avait beau tâter un peu de tout, il ne trouvait pas sa voie : pour faire sa place au soleil il fallait travailler et Tallien aimait mieux ne rien faire. Aussi ne pouvait-il tenir dans aucun emploi. Il était, de plus, d'une grande ignorance. C'est parce qu'il le trouva incapable de rédiger une lettre que M. Alexandre de Laraeth, qui l'avait pris comme secrétaire, dut le congédier. C'était un amateur, happant au passage toutes les idées fausses qu'il trouvait dans les livres ou entendait émettre devant lui, et se formant ainsi, à la diable, un semblant d'instruction. Il se croyait fort éclairé parce qu'il ne croyait pas à de certaines clioses et se regardait comme un philosophe parce qu'il avait lu Voltaire et Rousseau. Il s'était pénétré de tout ce qui, chez ces génies si différents, flattait ses passions ou ses faiblesses — ce qui est souvent la même chose ; — il citait leurs tirades avec emphase, déblatérant contre ceux qui étaient riches parce qu'il ne l'était pas, ou qui avaient des talents, parcequ'il n'avait que la prétention d'en avoir. Bref, comme tous les fruits secs et les ignorants, il se croyait apte à gouverner un pays, et ne savait pas se gouverner lui-môme.

La Révolution commençant, un jeune homme comme lui, qui prenait ses rancunes sociales pour des principes, était on ne peut mieux disposé à s'y jeter à corps perdu. Dans le renouvellement complet qui semblait se préparer, il voyait un moyen de satisfaire ses appétits plutôt qu'un avenir à ses ambitions. Avec les quelques lueurs de littérature et de philosophie qu'il avait, prenant pour de la science et du talent ce qui n'était qu'une exaltation révolutionnaire

et juvénile, il était prêt à devenir agitateur, pamphlétaire, journaliste comme Camille Desmoulins. Mais il ne pouvait être qu'un sous-Camille. îl fonda un journal qu'il nomma VAmi des Citoyens. Cette feuille tomba bien vite sans attendre l'automne. Il devait la faire renaître après le 9 thermidor an IL Fruit sec du journalisme, il se crut alors, comme tant d'autres, les capacités de l'homme public. Sa haine contre l'ancien régime lui fît croire qu'il était capable de travailler à la constitution d'un grand Etat où les abus, qu'il reprochait avec raison à la monarchie de Louis XVÏ, n'existeraient pas. Il se jeta donc entièrement dans la politique. Une certaine facilité de parole, une facilité de conscience non moins certaine, beaucoup d'emphase, des grands mots, des grands gestes, un grand aplomb, en voilà plus qu'il n'en faut pour expliquer la réputation qu'il se fît d'homme capable. 11 sut jouer de cette notoriété de carrefour et se fît donner l'emploi de secrétaire-greffier de la commune de Paris avant le 10 août 1192.

« Je l'ai connu, a écrit Mallet du Pan, et je n'ai point rencontré de révolutionnaire subalterne plus faux, plus dépourvu de toutes connaissances et de tous principes, plus fait pour ramper dans les derniers rangs. » Cela ne l'empccha pas, avant l'âge de vingtcinq ans, de jouer les premiers rôles. Son emploi de greffier c'était pour lui le pied à l'étrier. Malgré cela, Tallien n'était pas encore parvenu à un poste assez élevé pour qu'on lui découvrît du talent, mais I)atience ! cela allait venir. Il commençait à se trouver mêlé aux membres de la Commune, il causait avec eux, il prenait goût aux intrigues de couloirs, il devenait politicien, vilain mot inventé pour désigner uu plus vilain métier encore, refuge des incapables,

des intrigants, des déclassés des liantes et des basses classes de la société, véritables parasites sociaux. Les politiciens sont les poux du corps politique.

En sa qualité de secrétaire-greffier de la Commune de Paris, il fut cbargé de l'organisation administrative^ des massacres des 2, 3, 4 et 5 septembre 1792 à Paris. Ses bons services le firent distinguer et on lui fit l'honneur de penser à lui pour organiser même besogne à Versailles, quand il s'agit de se débarrasser des prisonniers d'Etat ramenés d'Orléans. Il s'en acquitta le 11 septembre à la satisfaction de ceux qui l'employaient.

Après avoir bénéficié administrativement d'une part des dépouilles des victimes de Paris ^, le secré-

1. « 11 est certain, a dit M. Thiers, qu'il y avait des commandements inconnus et contradictoires, et que tous les signes d'une autorité secrète et opposée à l'autorité publique s'étaient manifestés. » [Rév. franc., t. III, p. 73). Tallien était l'un des agents qui, au nom de la Commune, exerçait un de ces « commandements inconnus ». Voir à ce sujet et au sujet du massacre de Versailles, Réoélations puisées dans les cartons du Comité' de salut public et du Comité de sûreté générale, ou Mémoires de Sénart, chap. ii. — Ce Sénar et non Sénart, n'est pas, de son côté,- un homme des plus recommandables ; mais, espion des deux comités, il s'était trouvé mêlé à bien des affaires, avait vu de près bien des choses et bien des gens et ce qu'il a dit de Tallien offre un tel caractère d'authenticité et de franchise qu'on ne peut en soupçonner la véracité. Du reste les aveux de Sénar concordent avec plus d'un passage des lettres de Mallet du Pan, avec les réticences et les demi-aveux d'une foule de mémorialistes.'*"

2. « Tous les effets des malheureux massacrés dans les prisons de Paris et sur la route de Versailles (Thiers fait ici une erreur : le massacre, à Versailles, avait eu lieu dans l'orangerie où l'on avait fait entrer les prisonniers) avaient été séquestrés et déposés dans les vastes salles du comité de surveillance. Jamais la Commune ne voulut représenter ni les objets, ni leur valeur, et refusa même toute réponse à cet égard, soit au ministère de l'intérieur, soit au directoire du département, qui, comme on sait, avait été converti en simple commission de contributions. Elle

taire-greffier de la Commune recueillit semblables bénéfices de son expédition de Versailles. C'est ce qui lai permit sans doute de faire les frais de son élection à* la Convention. Il fut en effet élu représentant du peuple par le département de Seine-et-Oise. Doué d'une certaine audace de tribune, d'une grande faconde dans le style révolutionnaire, il cherche à se faire prendre pour un orateur. 11 parle souvent et ses discours égalent en déclamations extravagantes tout ce qu'on pouvait souhaiter de mieux en ce temps-là. Devinant d'instinct que l'avenir, en politique, est aux exaltés et aux violents, il provoque les journées des 31 mai et 2 juin et leur doit d'être désigné comme commissaire de la Convention à Tours. Là, il donne carrière à tous ses mauvais penchants, trafique des passeports, entre en relations coupables, mais fructueuses, avec des chefs royalistes et scandalise la ville par ses débauches ^ C'est de là, on l'a vu, qu'il fut envoyé à Bordeaux.

Sur ce plus grand théâtre, il put donner plus d'extension à ses opérations de flibustier. Il trafiqua des subsistances, il trafiqua des armes de luxe qu'il fît

fit plus encore et elle se mit à vendre de sa propre autorité le mobilier des grands hôtels sur lesquels les scellés étaient restés apposés depuis le départ des propriétaires. Vainement l'administration supérieure lui faisait-elle des défenses : toute la classe des subordonnes chargée de l'exécution des ordres, ou appartenait à la municipalité', ou était trop faible pour agir. » A. Thiers, Réc. franc., t. III, p. 137. — Voir auss Mémoires de Sénar.

1. Voir pour plus amples détails, les Mémoires de Sénar. Voici quelques lignes de Mallet du Pan, qui les confirment : « Ce petit misérable, envoyé en mission à Tours, y commit les exactions les plus révoltantes, emprisonna et persécuta de tout son pouvoir les nobles, les prêtres, les négociants, les propriétaires... » (François Descostes, la Révolution eue de Vétranger^ p. 309.)

saisir chez les particuliers, il trafiqua du change des assignats et du numéraire ; il trafiqua enfin de la liberté des prisonniers, de leur vie M On sait qu'il s'était logé sur la place où se faisaient les exécutions et que l'échafaud était dressé devant ses fenêtres. «Oh! ces Jupiters de bas étage, a dit Shakespeare, laissez-leur un moment la foudre et vous verrez comme ils en useront sans pitié! »

La Terreur cependant régnait dans Bordeaux. L'échafaud était en permanence et de soi-disant patriotes se permettaient toutes les licences. Les visites domiciliaires allaient leur train et bien des vols s'y faisaient sous le couvert d'une apparence de légalité. C'est à l'un de ces vols que Tallien dut, selon toute probabilité, de faire la connaissance de la citoyenne Gabarrus. Il paraîtrait, du reste, qu'il l'avait déjà vue trois ans auparavant quand elle allait faire visite à M'"* Charles de Lameth, pendant le peu de temps qu'il fut secrétaire de son beau-frère Alexandre ^.

Voici comment la chose se serait passée.

« Le2o novembre 1793, dit M. de Vivie, des agents du Comité de surveillance volaient chez le citoyen Cabarrus, frère de Thérésia, trois écus de six livres dans une armoire, cinq autres dans la malle de son domestique, enlevaient toute son argenterie sous le prétexte qu'elle était armoriée, et ne laissaient qu'une

1. « lallien, plus avide encore que sanguinaire, calcula ce qui rendrait le plus du sang ou de l'argent et commença aussitôt ses assassinats en contributions. Il établit un commerce de la vie et de la mort, qu'il avait déjà essayé avec succès dans le comité de sûreté générale. » Lettre de Mallet du Pan. — François DescosTEs, La Récolutlon française vue de l'étranger^ p. 310. Voir aussi les Mémoires de Sénar.

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