Tome Gl, article : princesse de Chimay
ment parlé' ; enfin, les Mémoires du comte de Paroy, récemment publiés, ont achevé de le faire connaître dans tous ses détails. Il faut le raconter, puisqu'il est tout cà l'honneur de Thérésia.
Le comte de Paroy avait été amené à Bordeaux par les incidents divers de la vie tourmentée de cette époque. Il avait un véritable talent sur la peinture et la gravure. Ce talent lui donnait alors de quoi vivre. C'est à lui également, comme on va le voir, qu'il dut le salut de son père, emprisonné comme suspect à La Réole. Ayant entendu dire que M'""^ de Fontenay, qu'il avait connue petite jeune fille à Paris, chez le comte Bertin, se trouvait à Bordeaux et que Tallien allait souvent dîner chez elle-, il eût l'idée d'envoyer une pétition à la belle Thérésia et d'y joindre une petite gravure au lavis qui avait pour titre : U Amour sansculotte. C'était un amour tenant d'une mainunepique surmontée d'un bonnet phrygien et de l'autre main un cœur posé sur un niveau, lequel niveau était placé sur un autel.
Cela ne signifiait pas grand'chose, non plus que la légende naïvement égrillarde placée sous cette sorte de rébus :
Quand l'amour en bonnet se trouve sans culotte, La liberté lui plaît, il en fait sa marotte.
Mais dans ces sortes de choses, il ne faut pas se montrer difficile ; l'amabilité de l'intention fait tout.
C'est à la faveur de ce passeport illustré, de ce rébus, que le comte de Paroy lit parvenir à M"'" de Fontenay une lettre qui la priait d'intervenir de toute son