Aiirélien de Vivie, La Terreur à Bordeaux, t. II, p
2. Sainte-Luce Oudaille, Histoire de Bordeaux pendant dix-huit mois, etc. — A. de Vivie, t. II,p. 107.
(l'offres d'argent aussi sans cloute : peut-être en accepla-t-il sans les avoir provoquées. Mais c'est douteux. On peut citer de lui certaines lettres qui, quand on connaît le personnage et son peu de préjuges en matière de probité, laissent voir qu'il avait le champ largement ouvert à ses louches spéculations. Il adressait, le 30 novembre 1793, au ministre de l'Intérieur, cette lettre signée de lui et d'Ysabeau : « Cette nuit, plus de deicx cents gros négociants ont été arrêtés, les scellés mis sur leurs papiers, et la Commission militaire ne va pas tarder à en faire justice. J.a guillotine et de fortes amendes vont opérer le scrutin épuratoire du commerce et exterminer les agioteurs et les accapareurs. » Dans une autre lettre, ils écrivent : « Les modérés, les insouciants, les égoïstes sontpunis parla bourse... l'argenterie arrive en abondance à la Monnaie... » Voici une note, signée Tallien, qui est aussi bien suggestive : « Les représentants du peuple en séance à Bordeaux requère (sic) les administrateurs du district de La Réole, département du Bec-d'Ambès, de leur présenter dans le délai de quinzaine l'état nominatif de tous les gens riches, aristocrates et hommes suspects et accapareurs qui doivent, en ce moment, être taxés révolutionnairemcnt pour subvenir aux dépenses extraordinaires, ainsi que l'indication précise des sommes qui peuvent être imposées. » — Sigiié : Tallien^ .
Au milieu de telles affaires, avec le désordre administratif qui régnait alors et qu'on avait sans doute, à tous les degrés de la hiérarchie, intérêt à maintenir, avec le peu de scrupules et de probité qu'on con-