‹ La citoyenne TallienChapitre 47 sur 122 · Voir ces rapports de police à l'Appendice · texte numérisé non relu

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Pendant ce temps-là, que faisait Thérésia? Ce qu'avaient fait les autres femmes qui, avant elle, avaient été incarcérées. On se désolait d'abord, on était désespéré, puis on s'habituait... Elle fit comme les autres.

On a dit et on a beaucoup répété qu'elle avait été enfermée aux Carmes, que c'est dans cette prison qu'elle fit la connaissance de M""" de Beauharnais, qui eut une si prodigieuse fortune, et de W" d'Aiguillon, qui devait plus tard épouser le comte Louis de Girardin et devenir dame d'honneur de la reine de Naples. Mais c'est une erreur. Le rapport du général Boulanger est formel ^ et ce point a déjà été établi par M. Alexandre Sorel dans son ouvrage sur le Couvent des Carmes. Il y a là une page qu'il faut citer entièrement : « Il existe, dit-il, à \d, prison des Carmes, une pièce éclairée sur jardin par une fenêtre, située au-dessus d'une petite salle qui fait suite à la sacristie ; on y arrive par un escalier qui ne compte guère qu'une quinzaine de marches. C'est à cet endroit que les prêtres détenus dans l'église venaient décliner leurs noms, etc., avant d'être envoyés à la mort. Il y a quelques années, les murs de cette chambre en question, connue sous le nom de Chambre aux épées, conservait les traces de nombreuses inscriptions que l'abbé Guérin a copiées et qu'il a décrites dans une lettre publiée par le journal La Vérité, etc. Toutes ces inscriptions ont disparu à la suite d'un badigeonnage dont la chambre a été l'objet depuis qu'elle est habitée. La première qu'on remarque dans la chambre est située sur le mur du fond, en face de la fenêtre. Elle est écrite au crayon : « Oh ! liberté, quand cesseras-tu d'être un vain mot? Voilà dix-sept

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