Chancelier Pasquieii, Mémoires, t. I, p
en fit partie. La puissance dictatoriale des comités se trouva ainsi détruite. C'est dans l'intérêt de leur conservation personnelle que les Thermidoriens avaient pris ces mesures énergiques : la France, elle, n'y vit que le bien qui en découla ; elle l'attribua à leur sagesse et c^est pour cela qu'elle les applaudissait en toute occasion.
Tallienetles autres Thermidoriens qui ne pouvaient se méprendre à la popularité qui les entourait que la France ne tolérerait plus un régime de sang, se rendirent aux prisons en personne, en ouvrirent largement les portes et se firent encore acclamer.
Mais le parti de Robespierre ne les acclamait pas. Une foule de mécontents, entre autres les quelques milliers de citoyens qui recevaient quarante sous par jour pour assister aux assemblées des sections et à qui les Thermidoriens avaient supprimé cette prime à la fainéantise, se réunissaient à la société des Jacobins. Ils y déclamaient avec fureur contre la nouvelle orientation de la politique conventionnelle et lançaient des menaces contre les nouveaux maîtres de la France. Le 23 fructidor même (9 septembre), Tallien faillit, à ce qu'on assura, être assassiné. La Convention s'émut de cet attentat. Merlin de Thionville dit que le peuple « voulait que le règne des assassins finît » et rejeta sur le club des Jacobins la responsabilité de cette tentative criminelle. Mais ce n'est que le 21 brumaire (11 novembre) que les comités de la Convention décidèrent la suspension des séances des Jacobins, la fermeture de leur salle et le dépôt de la clef de cette salle au secrétariat du comité de sûreté générale.
Thérésia, dans une lettre \ s'attribue le mérite de la fermeture de ce club. Il est probable qu'elle n'y fut