‹ La citoyenne TallienChapitre 87 sur 122 · C'était à peu près équivalent à intendant militaire · texte numérisé non relu

C'était à peu près équivalent à intendant militaire

vention, Barère, allait bientôt publier les lettres, à savoir, que, « ce que les femmes veulent, c'est d'être préférées, presque personne n'a besoin d'être aimé». Et Thérésia, pas plus que les autres, ne demandait de l'amour, mais seulement des satisfactions matérielles et d'amour-propre. Pourvu qu^elle se fît du bruit à elle-même et qu'on en fît autour d'elle, elle était heureuse. Pauvre Tallien, de ne pas s'en être aperçu avant le mariage ! Et pourtant, le malheureux, il l'aimait toujours et, dès qu'il fut loin d'elle, l'amour le reprit avec toutes ses fièvres. Il lui écrivit à chaque escale que faisait son bâtiment, comme le prouve une lettre datée de Rosette, 17 thermidor an VI, qu'on trouvera à l'Appendice \

Arnauld, le spirituel auteur des Souvenirs d'un sexagénaire, qui avait accompagné le général Bonaparte et qui s'était arrêté à Malte pour soigner son ami et beau-frère Regnault (de Saint-Jean-d'Angély) , rencontra, en rentrant en France, le bâtiment qui emmenait Tallien en Egypte. « A la hauteur de Pantelerie^, dit-il, nous avons hélé un petit bâtiment qui venait de Toulon et allait à Malte, ou plutôt courait après la flotte. Il avait sur son bord, entre autres passagers, Tallien, qui n'ayant pas été renommé à la législature ^ et renié de Paris dont il avait été l'idole, allait en Orient chercher fortune ou, disons mieux, chercher sa vie. Trois ans auparavant, il régnait en France; il avait une cour à Chaillot. Déchu aujourd'hui de son crédit comme de son pouvoir, et sans autre compagnon que Brlndavoine, espèce de groom qui,

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