SAINTIS-CROIX DE FLORENCE
avaient ceatume d'en exécuter pour enrichir l'abside des basiliques. Mais ici on peut mesurer toute la différence 'dei temps. Peinlant que les anciens mosaïstes, înterprèfés d'une tradition immobile et d'un monde vieilli, donnaient ordinairement à leurs personnages rimmoUlitéde Textase et l'impassibilité de la vieillesse, tout vit dans le paradis du maître florentin. L'action du Christ iattendri qui couronne sa Mère entraine l'assemblée des éÀnSy et lui prête non plus l'unité du même repoS; mais l'harmonie du même mouvement. Toutes les figures, même celles des vieillards, sont jeunes, comme Tartqui les conçut, comme le peuple italien dn moyen* âge, dans la première fleur de sa prospérité et de son génie (1). ,
Si les siècles ont maltraité Sainte-Croix^ il semble qu'ils aient voulu réparer leurs ravages en lui donnant desthabitants dignes d'elle. Les Florentins choisirent cette basilique austère et belle pour en faire la sépulture de leurs grands citoyens. Là reposent Machiavel, Micbel-Ange, Galilée : je ne nomme pas les autres moins illustres ou plus récents. Dante, que je puis bien citer encore une fois dans un sujet qui le touche de si près, poursuivi par les tempêtes publiques, et. plus encore par l'orage étemel de son cœur, traversait un jour le diocèse de Luni; et, après avoir cheminé longtemps a travers des lieux désolés, il arriva au monastère de
(1) Yasari, Vite de' Pitlorif Vita di GioUOf di Giottino, di Taddeo e d'Àngelo Gaddi, d'Orcagna, etc. Le Jugement dernier rrOrcagna, à Sainto-GroiXy est du nombre des peintures qui ont péri.