LA CI?. AU V* SIÈCLE. I
tre risraélite Jules ; et je reconnais comme autant de représentants de l'école ecclésiastique en Lombardie, Paul Diacre, Paulin d'Aquilée et Théodulfe, tous trois clercs, tous trois destinés à seconder ces réformes de Charlemagne que l'Italie inspira d'abord, et qu'elle subit ensuite.
L'enseigne- D'un autrc côté, l'enseignement monastique commonastique, mcuçait aux dcux bouts de la péninsule, au mont Casei Bobbk). ^^^ ^^ ^ Bobbio. Sans doute la règle bénédictine ne traite pas expressément des écoles claustrales, mais elle permet de recevoir et par conséquent d'élever les enfants consacrés au service de Dieu par le vœu de leurs pères. Elle fait de la lecture un devoir, une œuvre qui sanctifie le dimanche et les jours de carême. Elle ne semble ouvrir l'asile du monastère qu'à la foi, à la piété, à la pénitence : mais les lettres, qui cherchent la paix et le recueillement, y pénètrent et n'en sortent plus. Parmi les premiers disciples de saint Benoît, plusieurs, Maurus, Placidus, Marcus, sont loués de leur application à la lecture et de leur savoir. Toutes les traditions du monachisme italien favorisaient le travail d'esprit. Saint Fulgence de Cagliari faisait moins de cas du labeur des mains que de l'étude, et Cassiodore avait écrit pour les religieux de Yivaria son beau traité des Institutions divines et humaines. Pendant que le midi de l'Italie s'éclairait de ces clartés, un autre foyer s'allumait au nord. Le zèle de l'apostolat qui poussait les moines d'Irlande sur le continent avait conduit saint Colomban à Bobbio, au fond des plus âpres déserls de
l'Apennin. Il y portait, avec les sévères observances des cénobites de son pays, leur passion des lettres, et ce besoin qui les dévorait de savoir et d'enseigner. L'esprit de ce grand réformateur lui survécut, et passa des Irlandais, ^es compagnons, aux disciples italiens qui leur succédèrent (1). Au septième siècle, Jonas de Bobbio écrit l'histoire de saint Colomban : son style est nourri delà lecture des anciens, il cite Tite-Live et Virgile. Au dixième, la bibliothèque de Bobbio possède des écrits de Démosthènes et d'Aristote, les poètes de l'antiquité latine, mais surtout une quantité incroyable de grammairiens. Il ne fallait pas moins que les exigences d'une école nombreuse pour multiplier ainsi les exemplaires de tant d'écrits arides, et pour que des vies consacrées à Dieu se consumassent à copier, non les homélies de saint Chrysostôme et de saint Augustin, mais le traité de Gaper sur l'orthographe, ou celui de Flavianus sur l'accord du nom avec le verbe (2).
Tels, étaient cependant les périls de ce temps ora- intervenuo geux, que deà institutions si fortes n'assuraient pas en- ^^JpS^ €ore la perpétuité de l'enseignement. La barbarie dés- deLoibairt
(1) Régula S. Benedicti; Pétri Diaconi de vita et obitu justoru7n cœnohii Casin. ap. Mai; Script, vet.y tom. VI, p. 246. Vita S. Fulgentiiap. Mabillon, Ami. 0. S. B., t. ï, p. 41; Vita S. Columbani auctore Jona Bobbiensi, ap. Mabillon, Act. SS. 0. S. B., t. If.
(2) Catalogm Bobbiensis X seculi, ap. Muratori Antiqiiit, Italie, t.IIi, Dissert. 43. J'y remarque un Démosthènes (librum I Demosthenis), tous les poètes latins, et les grammairiens suivants : « Sergii de grammatica; Adamantii, item Capri et Acroetii de orthographia; Dosithei de grammatica; Papirii de analogia; Flaviani de consensu nominum et verbo-
-mm; Prisciani, Marii, de centum metris; Honorati de ratione vietromm; libres XX diversorum grammaticorum. »
armée faisait irruption dans TÉglise; des hommes de sang, des prêtres concubinaires et siraoniaques prenaient possession des évêchés et des abbayes, fermaient Fécole, et de ses revenus entretenaient leurs meutes et leurs chevaux. De si grands maux demandaient l'intervention des deux puissances temporelle et spirituelle qui gouvernaient le monde chrétien. En 825, l'empereur Lothaire, poursuivant la pensée de son aïeul Charlemagne, rendait un édit dont voici la. teneur ; « En ce qui touche l'enseignement, qui par rextrénie c< incurie et la mollesse de quelques supérieurs est c< partout ruiné jusque dans ses fondements, il nous « a plu que tous observassent ce que nous avons établi^ c< savoir : 0"C les personnes chargées par nos ordres « d'enseigner dans les lieux ci-après indiqués mettent a tout leur zèle à obtenir des progrès de leurs disciples, Cl et s'appliquent à la science comme Texigela nécessité c< présente. Cependant nous avons désigné pour cet c< exercice des lieux choisis de façon que ni l'éloigné c< ment ni la pauvreté ne servît désormais d'excuse à «personne. Nous voulons donc qu'à Pavie, et sous la « conduite de Dungal, se rassemblent les étudiants de « Milan, de Brescia, de Lodi, de Bergarae, de Novare, « de Verceil, de Tortone, d'Acqui, de Gênes, d'Asti, de ce Côme. AIvrée, Tévêque enseignera lui-même. ATu- «rin, se réuniront ceux de Vintimille, d'Albenga, a d'Alba, de Vado. A Crémone, étudieront ceux deRegcc gio, de Plaisance, de Parme, de Modène. A Florence, « les Toscans viendront chercher la sagesse. A FerfflO,
Canons
AUX TEMPS BAUBARES. 390
« ceux du territoire de Spolète. A. Ycrone, ceux de ce Trente et de Mantoue. A Vicence, ceux . de Padoue, « de Trévise, de Feltre, de Cénéda, d'Asolo. C'est à l'é- « cole de Cividal del Friuli que les autres villes enverc( ront leurs élèves (1). » Toutefois il faut se tenir en garde contre Texagéralion des termes de Tédit, quand il suppose la ruine générale de renseignement. C'est le langage ordinaire de cette époque, de célébrer comme le fondateur d'une église celui qui la restaure, comme l'auteur d'une institution celui qui la réforme. Il y a plus de véHté dans le canon du pape Eugène II, qui déclare seulement « qu'en plusieurs lieux on ne trouve ^ %e* ni maîtres, ni zèle pour les lettres. » C'est pourquoi il ordonne que « dans tous les évêchés, dans toutes les pa-
(\) Constitutio Lotharii ap. Pertz, Monum, Germ. leg» I, 249 : « De * doctrina vero, quae ob nimiam incuriam atque ignaviain quorumdam praepositorum, cunctis in locis est funditus extincta, placuit, ut sicut a nobis coiistitutum est, ita ab omnibus observetur, videlicet ut ab bis qui nostra dispositione ad docendos alios par loca denominata sunt constitutif maximum detur studiuin, qualiter sibi commissi scholastici proficiant.
... « Piimum in Papia conveniant ad Dungalumde Mediolano.dcBriiia, de Laude, de Bergaino, de Novaria, de Vercellis, de Terlona, de Aquis, de Janua, de Aste, de Cuma. In Eporegia ipse episcopus hoc per se faciat. In Taurinis conveniant de Vintimilio, de Aibingano, de Vadis, de Aiba. In Cremona discantde Regio, de Placentia, de Parma, de Mutina. In Florentia de Tuscia resipiscant. In Firme de Spoletinis civitatibus conveniant. In Verona de Jlantua, de Triento. In Vicentia de Patavis, de Tarvisio, de Feltris, de Ceneda, de Asylo. Rcliquœ civitatcs Forum Julii ad scholam conveniant. »
M. Giesebrecht veut que cette constitution ne touche en rien à l'enseignement littéraire, et il en donne cette unique raison, que je trouve faible et contestable, qu'à cette époque le mot doctrina ne désigne que l'enseignement ecclésiastique. Mais cette supposition ne s'accorde pas avec le gégie des réformes carlovingiennes, qui n'ont pas d'autre pensée que de restaurer la théologie par les lettres.
actes, l'un de 796, l'autre de 908, montrent les deux paroisses rurales de Saint-Pierre in Siculo et de Rubiano assignées à deux prôlres, à la charge d'y servir le Christ, de conserver l'église en bon état de réparations, et de tenir école pour l'éducation des enfants (1). Sienne. Uu diplômc dc Sicunc, daté de 1056, fait paraître le Rome, clerc Rolaud en qualité de prieur de l'école (2). A Rome, Jean Diacre atteste qu'au milieu des désordres du dixième siècle Tccole du palais de Latran conservait encordes traditions de saint Grégoire (3). A l'exemple Napies. de ce grand pape, saint Athanase, évêque de Naples, y avait fondé des écoles de chant ecclésiastique et de lettres séculières; et, choisissant parmi ses clercs, il appliquait les uns à la grammaire, les autres à la transcription des livres. Lui-même ne croyait pas déshonorer sa dignité en recommençant les études littéraires de sa jeunesse; et, comme pour consacrer cette alliance du savoir et de la piéié, ayant fait restaurer l'église de
(1) Muratori, Antiquit. llalicas, ///, 726. Necrologium mutinense : « VIH Kalendis ottobris obiit Johannes presbyter magislro de hoc saeculo ad vilain per indiclioiicm IV. »
Idem ibid. 811 , 813. Traditio plebis, S. Pétri in Siculo facta Victori archipre.bytcro Gisonc episcopo mutinensi circa annum 796 : « Ea siquidem rationeut..., rainisterio archipresbyteratus fungi in omnibus non omittat, id est in sartatcctis templi reficiendis, in clericis congregandis, in schola habenda et pueris educandis. »
Collatio plebis de Rubiano facta Silcberto presbytero a Gottefredo episcopo mutinensi anno 908 : « Christo ibi deservire studeat, id est in schola habenda, in pueris educandis, in sartatectis ecclesiae reficiendis. i
(2) Pecci, Storiade' Vescovi di Siena.
Ânn. 1056. Kolandus clericus et prior scholae subscripsi.
(5) Johannes Diaconus, in Vita S. Gregorii, U, cap. 6 : « Scbolam quoque cantorurn, quse hactenus eisdem constitutionibus in sancta romana Ëcclesia modulatur, constituit. n
Saint-Janvier, il voulut qu'on y peignît les images des saints docteurs (1).
Pendant que l'ëpiscopat multipliait ainsi ses fonda- Mont cass», tions, l'enseignement monastique ouvrait ses portes, exacte' non-seulement aux élèves du cloître, mais au clergé ca^ïna. séculier. Quand Paul Diacre, las des pompes et des dangers de la cour, vint chercher le repos au mont Gassin, il y compta parmi ses disciples de jeunes clercs qu'Etienne, évèque de Naples, avait confiés à cette docte maison. Au neuvième siècle, Hilderic, Théophane, Autpert, Berthaire, Erchampert, firent fleurir sous les cloîtres de Saint-Benoît la grammaire, la poésie et l'histoire (2). En même temps on voit les lettres pénétrer dans les âpres solitudes de la Novalèse, du mont Soracte,.de Farfa, et dans la puissante abbaye de Casauria, où les disciples du dehors accouraient pour se mêler aux disputes philosophiques des religieux, et discuter c< les subtiles hérésies d'Aristote et les hyperboles éloquentes de Platon (3). » Si l'école du mont
(1) Vila S. Athanasii neapoHL ep., apud Muratori Script, II, pars. 2, col. 1045 : « Ordinavit aiitem lectoruin et cantorum srholas; nonnuUos instituit grammatica irabuendos, alios coUigavit ad scribendi officium... Ecclesiam Sancti Januarii renova vit, nobiliumque doctoriim effigies ia ea depinxit. » Idem, ibid, col. 1057 : « Grammaticam prius in pueritia et postea in pontificatus honore perfectissime didicit. »
(2) Tosti, Storia di Monte Cassino; Ckronicon Johannis Diaconiy apud Muratori, Script, l, pars 2, p. 510.
(3) Tous ces monastères ont des archives, des chroniques, des légendes. Alfano, dans un poëme publié par Ughelli, blâme le jeune Trasmundus, qui allait chercher dispute aux moines savants de Casauria :
Hic Arislotelis philosophite Versutas bsereses, atquc Platonis Fastus eloquii, uieose pcr annum
Gassin périt avec le monastère sous la torche des Sarrasins en 884, elle recommence avec lui et jette un éclat nouveau, lorsqu'au onzième siècle on y voit grandir plusieurs de ces moines intrépides qui serviront les desseins de Grégoire VU.
Gn'goirc VU. Grégoirc VII ne semblait combattre que pour les liber — tés de rÉglise : on a trop ignoré ce qu'il fit pour le réveil de l'esprit humain. Quand il ouvrait le grand débat du sacerdoce et de l'empire, il savait bien qu'il n'en verrait pas le terme. Mais le triomphe dont il devait jouir, c'était d'avoir agité les intelligences, de les avoir arrachées aux intérêts vulgaires, en les occupant de la plus formidable controverse qui fût jamais. Quand il tenait le farouche Henri IV à genoux devant lui, sous le sac et la cendre, au château de Ganossa,.c était la barbarie qu il humiliait en la personne de cet homme de sang. S'il mettait tout en œuvre pour assurer l'indépendance du clergé en l'arrachant aux liens de la simonie et du concubinage, il avait cherché à lui assurer une supériorité que le sceptre impérial ne déléguait pas, la supériorité des lumières : il avait voulu dédommager le prêtre des joies de la famille, en faisant asseoir les lettres à son foyer. Voilà pourquoi un canon du concile de Latran, en 1078, renouvela les décrets qui instituaient auprès de toutes les églises cathédrales
Uno pêne studens, arte reiutat...
Dcridet studium sœpe decenne !
At quando. libet hoc monte relicto Lœtus tendit eo tcmpore veris, Causa tam citius multa sciendi.
des chaires pour renseignement des arts libéraux (1). Mais cette fois Grégoire Vil avait mis au décret du concile le sceau d'une volonté accoutumée à se faire obéir : dès lors les chaires ne se taisent plus, rien n'interrompt la succession des maîtres. Il ne faut plus demander si l'Italie a des écoles, lorsqu'elle en fonde partout, lorsque Lanfranc, saint Anselme, Pierre Lombard, vont inaugurer au delà des Alpes cet enseignement scolastique qui donnera au moyen âge ses grands docteurs, et au génie moderne ses habitudes de critique, de rigueur et de travail.
Trois grands noms divisent les siècles ténébreux que nous venons de traverser, et les éclairent : saint Grégoire le Grand, Charlemagne et Grégoire VII. Ces fondateurs de l'enseignement ecclésiastique l'avaient marqué de deux caractères de foi et de charité qu'il ne perdit jamais : il eut des jours inégaux, il fut obscurci et troublé; mais il resta jusqu'à la fin religieux et gratuit.
L'antiquité païenne avait aimé la science, mais elle caractèieî
ne la prodigua jamais; elle craignit de l'exposer aux renseigne profanations des hommes. Les écoles des philosophes ^"^^^^^^^ étaient fermées au vulgaire, les rhéteurs et les grammairiens vendaient leurs leçons. C'est l'honneur de l'enseignement chrétien, d'avoir aimé les hommes plus que la science, d'avoir ouvert à deux battants les portes de l'école pour y faire entrer, comme au festin de l'Évangile, les aveugles, les boiteux et les mendiants.
(1) Colleclio conciliorum r^gfiVi, XXVI. Côncilium Roinanmn anni 1078 : • Ùt omnes episcopi artes litterarum in suis ecclesiis doceri facorent. »
L'Église avait fonde l'instruction primaire, elle l'avait voulue universelle et gratuite, en ordonnant que le prêtre de chaque paroisse apprît à lire aux petits enfants, sans distinction de naissance, sans autre récompense que les promesses de réternité. L'instruction supérieure fut assise sur les mêmes bases. Les chaire^ instituées auprès des sièges épiscopaux eurent leu^;^ dotation en fonds de terre, en bénéiices assignés par i ^ libéralité des évêques et des grands. C'est ce que noixs avons trouvé à Rome, à Modène, à Parme, et dans toute la Lombardie. La parole du maître ne coûtait rien aux disciples, et, selon l'édit de Lolhaire, la pauvreté cessa d'excuser l'ignorance. Toutes les préférences de l'Église étaient pour ces pauvres qui luttaient contre la dureté de leur condition; elle encourageait à titre d'oeuvre pie les legs des mourants en faveur des écoliers nécessiteux. Les docteurs consommés ne croyaient pas déroger en s' employant à resserrer l'Écriture sainte et toute la théologie en de courts abrégés, et les scribes des monastères en multipliaient les copies à bas prix {Biblia pauperum). Les sages de ce temps ne s'effrayaient point de la foule qui assiégeait les chaires, qui mettait quelquefois en danger la paix, mais qui donnait des défenseurs à la liberté. En 1046, quand Tarchevêque Gui, élevé par la simonie, soutenu parles armes des nobles, prenait possession de Milan, ce tut dans l'école ecclésiastique de Sainte-Marie, ce fut sous la conduite d'un maîlrc de grammaire, le diacre Ariald, que se forma une ligue sainte, destinée à renverser la
tyrannie du prélat, et à commencer, par l'affranchissement de la commune de Milan, l'ère des républiques italiennes (1).
D'un autre côté, cet enseignement soutenu des deniers du sanctuaire gardait l'empreinte sacerdotale que saint Grégoire le Grand lui communiqua. L'école épiscopale conservait le titre d'école des chantres à Rome, à Lucques, à Naples. Ses auditoires s'ouvraient sous les portiques, sur le parvis des cathédrales, comme à Saint- Jean de Latran, à Saint-Martin de Lucques, à Saint- Âmbroise de Milan. Les études profanes y étaient employées, selon les termes du pape Eugène III, à mettre en lumière les dogmes révélés. Sans doute on ne bannissait point les poètes du paganisme : comment fermer la porte au doux Virgile, quand il se présentait en compagnie des sibylles et des prophètes, avec sa quatrième églogue, où tout le moyen âge crut reconnaîlre l'annonce du Dieu sauveur? Les fictions de l'anliquité s'introduisaient à la faveur de l'allégorie, et Théodulfe ne craignait pas d'avouer son faible pour Ovide, dont chaque fable couvrait une leçon (2). Cependant la piété
(1) Il faut voir dans la chronique de Landulfele Vieux (Muratori,Scnp/. IV) rhistoire de cette révolution, où le peuple de Milan eut contre ses archevêques simoniaques tout Tappui du saint-siége, représenté par Pierro Damien et Hildcbrand. Sismondi, par une incroyable préoccupation, n'a TU qu'une querelle de gens d'Église, là où il fallait reconnaître la première émancipation des cités lombardes.
(2) Théodulfi, Carmina, lib. IV, 1.
Et modo Pompeium, modo te, Donate, legebam,
Et modo Virgilium, te modo, Naso loquax.
In quorum dictis, quanquam sint frivola multa,
Plurima sub falso tegminc vera latent.
des jeunes clercs s'appliquait de préférence aux récite de la Bible ou de la légende : c'étaient ces sujets populaires qu'on aimait à plier aux règles de la prosodie latine, ou sous la loi du vers rimé. J'en trouve un exemple dans ce petit poëme du douzième siècle (d).