XVIII INTRODUCTION
< Je vous prie donc pour mon fils Onésime, que j'ai engendré dans mes liens.
« Autrefois, il vous était inutile ; mais il nous sera désormais utile, à vous et à moi.
« Je vous le renvoie. Et vous, recevez-le comme mes entrailles.
« J'avais pensé à le retenir auprès de moi, afin qu'il me servît à votre place, tandis que je suis enchaîné pour l'Evangile ;
« Mais je n'ai rien voulu faire sans votre assentiment, pour que vous puissiez agir avec liberté, et non point par nécessité.
« Peut-être a-t-il été séparé de vous momentanément, afin que vous le receviez pour toujours,
« Non plus en esclave, mais comme un frère bien-aimé, qui m'est cher, à moi, surtout : et combien plus à vous et selon le monde, et selon le Seigneur !
« Si donc vous m'aimez, recevez-le comme moi-même.
« S'il vous a fait tort, ou vous est redevable, mettez-le sur mon compte.
« C'est moi Paul qui vous l'écris de ma main; c'est moi qui vous le rendrai, ne voulant pas vous dire que vous m'êtes redevable de vous-même.
« Qu'il en soit ainsi, frère. Que je reçoive de vous cette joie dans le Seigneur; donnez-moi, au nom du Seigneur, cette grande consolation.