‹ La civilisation chrâetienne (volume 2)Chapitre 12 sur 49 · INTRODUCTION XIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XIX

« Je vous écris avec confiance en votre soumission, et je sais que vous en ferez plus que je ne dis.

« Veuille/ aussi me préparer un logement; car j'espère que Dieu daignera écouter vos prières et me rendre à vous.

« Epaphras, prisonnier comme moi pour Jésus-Christ, vous salue.

« Avec Marc, Aristarque, Démas et Luc, mes aides.

« Que la grâce de Notre-Seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit. Amen (1). »

Voilà comment la religion relève la portion la plus délaissée, la plus avilie de l'espèce humaine. De l'esclave affranchi elle fait l'ouvrier chrétien.

Celui-ci. à son tour, est l'objet d'une maternelle sollicitude. L'Eglise démasque et flétrit les ambitieux et les avares qui le trompent et l'exploitent, soit en lui prêchant des théories subversives et décevantes, soit en le jetant sur les barricades au jour de l'émeute, soit en achetant son suffrage au prix même de sa conscience et de sa liberté, soit en le soumettant pour un vil intérêt à un travail sans trêve, au fond d'une usine malsaine et jusque dans les entrailles de la terre. Elle lui fait entrevoir le travail manuel non pas comme une œuvre servile indigne de l'homme, mais comme une fonction qui est très noble et très méritoire si nous savons la remplir en esprit d'obéissance, de pénitence et de charité. Pour soutenir l'artisan et

(1) S. Paul, Epitre à Philémon.

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