‹ La civilisation chrâetienne (volume 2)Chapitre 14 sur 49 · INTRODUCTION XXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXI

si beau, L'air étail si brillant! Je no comprenais pas ce mystère. Je me demandais à moi-même comment la nature changeait de la sorte et se transformait à jour fixe.

< Enfant, tout tiède encore de Peau de ton baptême, tout palpitant dos caresses de ta mère, c'est un reflet de ton âme qui passe sur la nature et la fait plus belle et plus semblable à toi.

« L'enfant se lèvera tout ravi ; il ira dans le temple qui est la maison de Dieu, mais qui est aussi la maison du peuple. Les riches ont leurs palais, ils pourraient se contenter d'une modeste chapelle. Au peuple, il faut des cathédrales ; il faut des fêtes comme on n'en donne point aux princes de la terre, comme la religion seule peut en réaliser.

< La vraie fête populaire, c'est le dimanche. Dans la vaste basilique, tous les arts réunis autour de l'autel ont mêlé

leurs enchantements dans un enchantement suprême

Le peuple entre là et il sent sa grandeur. Et les petits enfants, en franchissant le seuil, sont accueillis comme des rois par la grande voix des orgues ; ils respirent les parfums de l'encens et des fleurs ; ils écoutent ces chants majestueux et tendres, ces mots latins qu'ils ne comprennent pas et qui leur disent tant de choses, paroles de l'éternité tombées dans le temps, secrets mystérieux de la patrie entrevus dans l'exil. Transportés de foi, d'espérance, d'amour, ils vont du foyer à l'autel, de Fautel au foyer;

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